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Marguerite caquiste

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Selon toute vraisemblance, l’ancienne ministre libérale Marguerite Blais sera candidate pour la Coalition avenir Québec. Une bonne idée ? Voyons voir.

Grosse prise

À première vue, François Legault semble faire un bon coup en récupérant l’ancienne vedette de la télé. Malgré un bilan très maigrichon à titre de ministre des Aînés, madame Blais figurait toujours en tête de liste du palmarès de notoriété dans le gouvernement Charest, prouvant ainsi que le petit écran peut souvent gonfler à l’hélium la perception qu’ont les gens des compétences réelles d’une personne.

Le chef caquiste pourra donc se targuer d’attirer une personnalité respectée, en plus d’aller jouer dans les plates-bandes libérales. Après tout, le vote des aînés est un incontournable pour le PLQ et madame Blais pourrait créer une importante brèche.

Qui plus est, les caquistes se devaient de pouvoir afficher un peu de rouge sur leur tableau de chasse. Il y a beaucoup d’adéquistes et de péquistes à la CAQ, mais peu de libéraux. Le chef pourra désormais affirmer que même des anciens ministres osent changer de camp.

MAIS...

Voici l’envers de la médaille. La CAQ ne pourra plus parler des fameux « ministres à 100 000 $ » de l’ère Charest, madame Blais était ayant été directement visée dans le passé par des allégations de financement illégal. Oups.

Il faut également se rappeler que François Legault avait mentionné qu’il n’était pas intéressé par les vire-capot libéraux, car le pouvoir d’attraction de la CAQ était immense. Re-oups.

Puis, le fait d’avoir le visage de madame Blais sur un poteau, c’est aussi avoir madame Blais autour de la table du caucus. Or, malgré son aura angélique, cette dernière peut parfois donner des maux de tête à un chef, tout comme elle peut effectuer des déclarations publiques déroutantes. Triple oups.

Le temps saura nous dire si François Legault a vu juste. N’empêche que le pari est plus risqué qu’il n’y paraît.