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Que faire avec Karl Alzner?

Que faire avec Karl Alzner?
JOEL LEMAY/AGENCE QMI

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Rares sont ceux qui ont applaudi quand le Canadien de Montréal a offert un contrat de cinq ans d’une valeur de 23,125 millions $ à Karl Alzner sur le marché des joueurs autonomes l’été dernier. Une saison plus tard, il est clair que le directeur général Marc Bergevin a fait une bourde.

Le flanc gauche de la défense montréalaise a été une lacune toute la saison et Alzner est un des coupables. Cela dit, ce n’est pas comme si l’organisation du Tricolore regorgeait d’espoirs en défense prêts à le remplacer. Bref, quoi faire avec l’arrière de 29 ans?

Racheter son contrat

Une option assez populaire. Si rien n’est fait, Alzner coûtera 4,625 millions $ sur la masse salariale pour les quatre prochaines saisons. Comme il a plus de 26 ans, le Canadien devrait lui verser les deux tiers de son salaire restant, ce qui veut dire 10,416 millions $, s’il rachète son contrat.

Le pacte aurait alors un impact moins important par année sur la masse salariale de l’équipe, mais pour une durée de huit ans plutôt que quatre. En fait, l’entente d’Alzner ne coûterait rien sur la masse salariale en 2018-2019. Elle compterait pour 1,3 million $ en 2019-2020, pour 4,427 millions $ en 2020-2021, pour 2,427 millions $ en 2021-2022 et pour 1,3 million $ au cours des quatre saisons suivantes (selon les données provenant du site capfriendly.com).

L’échanger

Bonne chance. D’abord, le défenseur dispose d’une clause modifiée de non-échange. Il peut soumettre une liste de sept équipes auxquelles il ne veut pas être échangé.

L’autre défi, et pas le moindre, pour Bergevin serait de trouver une équipe prête à accueillir Alzner et son contrat. Une formation qui a beaucoup d’espace sous sa masse salariale, comme les Coyotes de l’Arizona ou les Hurricanes de la Caroline.

Cependant, pour conclure une transaction, le DG devrait presque assurément accepter à son tour un contrat toxique ou peut-être ajouter des éléments intéressants dans l’échange, comme un jeune joueur et/ou des choix au repêchage.

Le garder

Le scénario le plus probable. C’est vrai qu’Alzner n’a pas bien joué la saison dernière, mais il est loin d’être le seul joueur du Canadien à avoir livré des performances en deçà des attentes. Lors du bilan de fin de campagne de l’équipe, Bergevin a clairement indiqué qu’il s’attendait à plus de la part du vétéran.

Peut-être que celui-ci peut effectivement élever son niveau de jeu d’un cran et offrir un rendement à la hauteur d’un quatrième ou d’un cinquième défenseur.