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Somalie: 11 morts dans une explosion sur un marché

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MOGADISCIO, Somalie | Au moins 11 personnes ont été tuées et dix blessées mercredi dans une explosion sur un marché très fréquenté d’une petite ville située au nord de Mogadiscio, a-t-on appris de source sécuritaire et auprès de témoins.

« Nous avons confirmé la mort de 11 personnes et plus de dix autres sont blessées dans l’explosion », a déclaré à l’AFP par téléphone un responsable sécuritaire régional, Mohamed Abdikarim.

Les sources interrogées par l’AFP ignoraient mercredi soir si l’explosion était le fait d’un kamikaze ou d’un engin piégé dissimulé dans les détritus du marché de Wanlaweyn, une petite ville située à environ 70 km au nord de Mogadiscio.

« Certains des blessés sont très grièvement atteints et ils ont été admis à l’hôpital de Wanlaweyn », a poursuivi le responsable sécuritaire.

L’explosion s’est déroulée dans l’après-midi, à une heure de forte affluence sur le marché où de nombreux habitants se pressaient pour acheter du khat, une plante euphorisante très prisée des Somaliens.

Les feuilles de khat, un arbuste poussant en Afrique orientale et dans la Péninsule arabique, doivent être mastiquées longuement pour procurer des effets euphorisants similaires à ceux des amphétamines.

« Il y avait beaucoup de monde au marché quand a eu lieu l’explosion. Nous n’avons pas toutes les informations, mais plus de 10 personnes ont été tuées et beaucoup d’autres blessées », a rapporté à l’AFP un habitant de la bourgade, Ismail Ali.

« C’était le chaos dans le marché. Il y a eu des morts, des blessés. J’ai vu des corps déchiquetés de civils et il y a aussi des membres des forces de sécurité parmi les victimes », a décrit un autre témoin, Mohamed Dahir.

L’attentat n’avait pas été revendiqué mercredi soir. La quasi-totalité de ce type d’attaques en Somalie est le fait des insurgés islamistes radicaux shebab, qui sont présents dans cette partie du pays.

Ces derniers ont juré la perte du gouvernement fédéral, soutenu par la communauté internationale et les 20 000 hommes de la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom).

Chassés de Mogadiscio en 2011, ils ont ensuite perdu l’essentiel de leurs bastions. Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d’où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides.