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Finir la semaine en beauté

Une victoire signifierait six points sur neuf en huit jours pour l’Impact

Daniel Lovitz soutient que les joueurs de l’Impact ont tourné la page à la suite de la défaite de mercredi à Chicago.
Photo d'archives Daniel Lovitz soutient que les joueurs de l’Impact ont tourné la page à la suite de la défaite de mercredi à Chicago.

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Après la déception tardive de mercredi à Chicago, l’Impact va tenter de conclure de façon positive une semaine chargée en recevant le Union de Philadelphie au Stade Saputo, samedi après-midi.

Le Bleu-blanc-noir s’est incliné 1 à 0 en milieu de semaine, mais une victoire contre Philadelphie lui permettrait de récolter six points sur une possibilité de neuf dans sa séquence de trois matchs en huit, ce qui amorcerait bien le mois de mai.

Daniel Lovitz a d’ailleurs confirmé que tout le monde était vite passé à autre chose malgré l’amertume de la défaite à la suite d’un but concédé à deux minutes de la fin du match contre le Fire.

« Dans une semaine comme ça, il faut toujours être prêt pour le prochain match, peu importe le résultat précédent. »

Effort de 90 minutes

Rémi Garde observe pour sa part le calendrier et aime ce qu’il voit.

« Dans les dix prochains matchs, on en a six à domicile. Si on arrive à en tirer bénéfice, ça sera intéressant, mais il va falloir faire des efforts pour ça. »

Et justement, l’importance de jouer l’ensemble du match a une fois de plus été soulignée, vendredi, puisque l’équipe a déjà accordé 11 buts dans les 15 dernières minutes depuis le début de la saison.

« Un match, c’est 90 minutes, y a pas grand-chose d’autre à dire, a commenté Garde. Sur la fin du match, il peut y avoir bien sûr un manque athlétique par rapport au début du match, mais on se prépare pour ça et on est normalement prêts à ça, et ceux qui entrent dans le match doivent suppléer, et on n’a pas su le faire. »

Lovitz a par ailleurs soulevé une certaine ironie à la situation actuelle.

« Nous savons qu’au début de la saison, nous terminions mieux les matchs que nous les commencions. Il faut comprendre pourquoi. »

Se lâcher

L’Impact s’est appliqué à bien jouer défensivement, et c’est peut-être que ce qui a freiné sa créativité offensive contre le Fire. Garde veut renverser la vapeur.

« On a trop défendu et on n’a pas assez bien attaqué. Parfois pour bien défendre, il faut mieux attaquer même si je dis souvent l’inverse. »

L’entraîneur-chef veut maintenant que ses ouailles trouvent un bon équilibre entre les tâches défensives et offensives.

« On doit avoir de l’équilibre entre la rigueur défensive et se lâcher un peu pour montrer nos qualités offensives. »

On verra ce que privilégiera Garde puisque son équipe en sera à un troisième match en huit jours et qu’il a peu fait de rotation lors de la rencontre de mercredi, à Chicago.

Il pourrait être tenté de donner un départ à Matteo Mancosu en attaque s’il est en mesure de lui donner au moins une heure de jeu. Sur le plan défensif, il faudra voir s’il ramènera Chris Duvall sur le flanc droit pour avoir un peu plus de vitesse.

Même direction

Rémi Garde, même s’il a souligné un manque d’engagement dans le passé, ne remet pas en doute la volonté de gagner de ses hommes.

« Je crois que tout le monde veut aller dans la même direction, je ne remets pas en cause l’envie des joueurs de gagner.

« Je crois qu’il y a peut-être eu par moment une envie un peu trop individuelle parce que les uns et les autres sentent qu’ils ont une responsabilité. »

Il faut désormais que l’effort collectif soit efficace de manière que tout le monde brille.

« Comme on l’a vu contre la Nouvelle-Angleterre, quand on joue collectivement, il y a des individualités qui ressortent. »

 

Le Union ne va nulle part

Le moins qu’on puisse dire, c’est que le Union de Philadelphie connaît lui aussi un début de saison plutôt difficile.

L’équipe dirigée par Jim Curtin est 9e dans l’Association de l’Est avec huit points, un seul de moins que l’Impact, mais semble pourtant bien loin quand on considère qu’elle n’a remporté qu’un seul de ses huit derniers matchs après avoir gagné à sa première sortie de la saison.

Le Union en arrache particulièrement en attaque avec une faible production de six buts en neuf parties, le plus petit nombre dans la MLS.
 
De fait, le Union a subi l’affront d’être blanchi à six reprises déjà depuis le début de l’année et a été réduit au silence lors de chacun des quatre matchs qu’il a disputés à l’étranger. 
 
Dur à l’étranger

Les déboires du Union sur les pelouses adverses ne remontent pas à cette saison.

Si on retourne en 2017, le Union n’a remporté qu’un seul match en déplacement, amassant un total de huit points sur la route.

Ça n’a guère été mieux en 2016 avec seulement deux victoires alors que 2015 en a produit trois.

De fait, si on recense les dix derniers gains de Philadelphie à l’étranger, on retrouve une victoire contre Chivas USA, équipe qui a été dissoute au terme de la saison 2014. C’est tout dire.

Rival valable

Pourtant, dans le camp de l’Impact, on voit le Union comme un rival plus que potable.

« C’est une équipe qui a des principes de jeu intéressants, qui a de la vitesse devant et qui est dangereuse », soutient Rémi Garde.

Michael Petrasso se méfie surtout, et avec raison, de la vitesse que peuvent avoir les ailiers du Union.

« Ils ont [David] Accam qui est très bon et ils sont rapides sur les ailes, il faut surveiller ça. »

En attaque, CJ Sapong tourne au ralenti avec seulement deux buts et une passe en neuf rencontres.