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Joël Bouchard: à quel titre?

Joël Bouchard est un enseignant de haut niveau.
Photo d’archives, Martin Chevalier Joël Bouchard est un enseignant de haut niveau.

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Si on en croit tous ceux qui gravitent autour de l’organisation du Canadien, Marc Bergevin attend la décision de Joël Bouchard. Il a rencontré le grand patron de l’Armada, il y a quelques semaines, Dominique Ducharme était aussi, selon plusieurs, sur place.

Donc, il faut en conclure que Bouchard a déjà pris une décision, qu’il la rendra officielle une fois que les activités de l’Armada seront terminées.

S’il dit oui, quel rôle va-t-on lui confier ?

Une question qui soulève bien des commentaires et qui entraîne bien des analyses.

Adjoint au directeur général ? Un rôle qui viendra combler en quelque sorte celui que tenait Rick Dudley. Mais on peut imaginer que les définitions de tâche seraient différentes. On voit mal Bouchard dans un rôle de « rat d’aréna ». Ce n’est pas vraiment la personnalité de l’ex-défenseur de la Ligue nationale.

C’est plutôt un homme qui s’implique dans les opérations quotidiennes d’une entreprise. Comme il le fait à Boisbriand. Il veut avoir la main haute sur tous les départements, il veut avoir le contrôle complet de l’entreprise.

Enseignant

Par ailleurs, ce qu’on dit de lui, c’est qu’il est un enseignant de très haut niveau.

Il se plaît dans le développement des patineurs. Mais pas n’importe quel développement. Ce qu’il préfère avant tout, c’est travailler avec les patineurs. Voir à leur épanouissement.

Où donc peut-il être le plus utile au Canadien ?

De prime abord, l’important, c’est qu’il devienne un membre en bonne et due forme de l’organisation.

Ensuite, lui-même choisira l’endroit où il pourra exercer un impact important au sein de l’entreprise. Personnellement, quand on consulte son curriculum vitae, si on s’arrête sur tout ce qu’il a accompli à Boisbriand, deux éléments ressortent.

Dans le hockey junior, il est difficile de bâtir de bonnes équipes, année après année. Il a réussi à Boisbriand.

C’est aussi essentiel d’avoir les bonnes personnes en place pour le développement. Sur ce point, on reconnaît qu’il possède des belles qualités pour l’enseignement, qu’il est aussi un fin stratège et qu’il sait comment réagir derrière le banc.

Par conséquent, quel est le besoin le plus urgent chez le Canadien ?

Un adjoint au directeur général ou encore un entraîneur adjoint capable d’assumer de grandes responsabilités, capable de voir à la progression des jeunes joueurs de l’entreprise.

Il y a une personne qui possède la réponse.

Et ce n’est pas nécessairement Marc Bergevin.

C’est plutôt Joël Bouchard.

Par-dessus le marché

  • Entre-temps, si jamais Marc Bergevin fait chou blanc dans les négociations qu’il entreprendra si jamais John Tavares – et tout indique que ce sera le cas – teste le marché des joueurs autonomes sans restriction, il n’aura pas d’autre choix que de regarder parmi les 30 autres formations de la ligue pour trouver une solution. À part Tavares, les autres joueurs de centre peuvent difficilement occuper un poste de centre numéro un et surtout passer de longues minutes sur la surface de jeu. Entre 18 et 21 minutes par exemple...
  • Marc-Edouard Vlasic aura été conséquent avec les propos qu’il tenait, il y a quelques mois, en apprenant que le Ligue nationale ne participerait pas aux Jeux de la Corée du Sud. Il avait alors affirmé que les joueurs désirent représenter leur pays, que les Jeux olympiques étaient le plus important tournoi au monde et que les propriétaires commettaient une grave erreur. Après l’élimination des Sharks de San Jose, il a rapidement quitté la Californie pour le Danemark où se déroule le championnat du monde. Il tenait à porter les couleurs de son pays. Pendant ce temps, quelques patineurs de certaines formations ayant raté le rendez-vous du printemps ont préféré décliner l’invitation de Martin Brodeur et des dirigeants de l’équipe canadienne...
  • Alex Ovechkin vient de franchir une étape importante. Il participera à la grande finale de l’Association de l’est. Peut-il atteindre la grande finale ? Le Lightning de Tampa Bay constitue une équipe supérieure, une formation avec plus de profondeur, une équipe misant sur une attaque explosive et sur une défensive expérimentée. Il faudra qu’Ovechkin se démarque et qu’il soit intraitable. Et encore. Tampa en six...
  • La guerre des nerfs. C’est un peu la situation qui perdure à Calgary alors que les propriétaires des Flames veulent un nouvel amphithéâtre pendant que les élus municipaux se tiennent debout pour dire qu’ils n’utiliseront pas des fonds publics. Évidemment, les actionnaires des Flames vont y aller de menaces, notamment, comme l’écrivait Eric Francis, un journaliste de Calgary, une visite à Houston est au calendrier. Vendre l’équipe à des investisseurs de Houston résoudrait le problème très rapidement. Mais va-t-on laisser les Flames quitter Calgary ? On en doute...
  • Jim Rutherford, le grand décideur des Penguins de Pittsburgh, a été bien clair dans son message de fin de saison. « Nous aurons une équipe différente en septembre. Nous apporterons des changements qui sont nécessaires. »

Mais quels changements ? Sur ce point, il a préféré laisser les observateurs spéculer. Évidemment, un homme qui alimentera les rumeurs est Phil Kessel. Pourtant, il a connu une saison intéressante. Pendant les séries, il a joué en dépit d’une blessure, comme Derick Brassard. Mais les Penguins devront éventuellement créer un peu plus d’espace sur la masse salariale. Et ils ont besoin de renfort à la ligne bleue.