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L’accord de la discorde

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Washington s’est retiré de l’Accord sur le nucléaire iranien. Sur toutes les tribunes, on peut lire que cette décision est catastrophique, désastreuse, épouvantable, effrayante, etc.

Un instant !

Cet accord, dont la constitutionnalité est douteuse puisqu’il n’a jamais été ratifié pas le Sénat, accorde à l’Iran la levée des sanctions économiques et le dégel de 150 milliards $ d’actifs en échange de quoi le pays promet de ne pas fabriquer de bombe atomique. Cet accord était nécessaire, car une guerre était, dit-on, en gestation.

Cet argument est-il solide ?

L’Iran est dirigé par des fanatiques religieux qui carburent à la haine de l’Occident. Ce pays a pour équivalent moral l’État islamique ou Boko Haram. En plus des atrocités qu’il fait subir à son peuple, Téhéran finance le terrorisme mondial à coups de milliards. Le Jihad islamique l’a publiquement reconnu, et plus de 700 millions par année sont envoyés au Hamas uniquement, un groupe que l’Union européenne qualifie d’organisation terroriste.

Dans ce contexte, un accord qui enrichit l’Iran est-il souhaitable ? Car que feront les mollahs avec davantage de moyens ? Construiront-ils des routes et des parcs pour leurs citoyens ? Mettront-ils en place un généreux filet social ? Au contraire, chaque dollar supplémentaire servira très probablement à renforcer le régime existant, à le faire monter en puissance. Or, vu les visées destructrices des mollahs, parions que leur puissance accrue sera mise au service de la guerre et non de la paix !

Missiles

D’ailleurs, comme l’Accord excluait le développement de missiles balistiques, l’Iran en a profité pour exploiter ce filon. Devant le mécontentement de l’Occident, le porte-parole de l’armée iranienne a récemment déclaré : « La condition pour négocier sur nos missiles est la destruction des armes nucléaires et des missiles de longue portée des États-Unis et de l’Europe. » Voilà qui en dit long !

Le retrait de Washington, une décision insensée ? Rien n’est moins évident !