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UQTR: offre patronale et plainte au tribunal

UQTR
Capture d'écran, TVA Nouvelles

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TROIS-RIVIÈRES - Ça fait huit jours que les professeurs de l'Université du Québec à Trois-Rivières sont en lock-out et beaucoup de mouvement a été observé vendredi dans ce dossier: une manifestation, une offre patronale, une plainte officielle, et Québec qui est intervenu.

La ministre de l'Enseignement supérieur, Hélène David, ordonne au recteur de l'UQTR de mettre fin au lock-out. Elle demande la reprise des cours pour lundi ce qui permettra également aux professeurs d'entrer les notes et permettre la diplomation des finissants.

Cette prise de position est survenue quelques heures seulement après le dépôt d'une offre par la direction de l'UQTR au syndicat. Alors que le comité de négociation étudiait le tout, la direction a fait parvenir copie du document à tous ses professeurs. Une pratique illégale selon le syndicat qui entend maintenant porter plainte au tribunal administratif du travail.

«Passer par-dessus le comité de négociation et de médiation et s'adresser directement aux professeurs, c'est comme vouloir écraser le syndicat. C'est inadmissible», a ragé l'ancienne rectrice de l'université, Nadia Ghazzali.

Une visite chez le député

Un imposant groupe de professeurs et d'étudiants a convergé en milieu d'après-midi vers le centre-ville pour se rassembler devant le bureau du député de Trois-Rivières, Jean-Denis Girard.

Tout comme la ministre, ces gens réclament un règlement rapide.

Les dommages sont déjà importants.

«Aujourd'hui, j'ai reçu une demande. Ce sont des chercheurs de la Belgique du Luxembourg et de la France qui voulaient collaborer avec nous. J'ai dû leur envoyer une réponse automatisée par courriel qui expliquait que je n'ai pas le droit de travailler. On doit donc refuser leur proposition. Dans mon cas c'est un projet international qui tombe à l'eau c'est ça qui brise le cœur. Nous faisons rayonner Trois-Rivières partout à travers le monde. Présentement nous devons marcher pour dire que nous voulons travailler. Nous voulons garder notre dignité. L’université est un endroit noble et nous formons les meilleurs professionnels de demain», lance la professeure Marise Beaumier.

Quelques cours d'été ont déjà été annulés. Des étudiants étrangers qui ont payé leur billet d'avion et leur session d'études sont déjà à Trois-Rivières, mais ne peuvent recevoir la formation pour laquelle ils ont payé.

Certains cours qui devaient avoir lieu cet été sont également annulés.

Un groupe d'une douzaine d'étudiants et de professeurs français est justement entendu à Trois-Rivières samedi.

Si le lock-out n'est pas levé rapidement, leur travail de recherche deviendra finalement un voyage touristique.