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Les séries... et le Canadien

Pekka Rinne a été inconstant durant les séries.
Photo AFP Pekka Rinne a été inconstant durant les séries.

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Tous les espoirs étaient permis pour les Predators de Nashville. Finalistes au championnat de la Coupe Stanley l’an dernier, ils ont connu la meilleure saison de leur histoire cette année en terminant en tête du classement général. Mais ils ont été incapables de continuer sur leur erre d’aller dans les séries.

Pekka Rinne est le premier joueur montré du doigt. L’expérimenté gardien n’a pas été à la hauteur. On l’a vu en première ronde contre l’Avalanche du Colorado. Les Predators s’en sont sortis, mais ils n’ont pu éviter la défaite face aux Jets de Winnipeg.

Rinne n’est pas le seul à devoir porter le poids de l’élimination hâtive des siens. Kyle Turris et Roman Jose ont été invisibles.

Collectivement, les Predators étaient capables du meilleur comme du pire. Dans ce qui était leur match le plus important de la saison, jeudi soir, ils ont commis 21 revirements. Ils ont craqué.

Produire au bon moment

Leur sortie hâtive montre à quel point il est difficile de mettre le grappin sur la coupe Stanley. Directeurs généraux, entraîneurs et joueurs vous le diront : la clé est d’être à son mieux au moment opportun.

Les Predators étaient tout feu tout flamme lorsqu’ils se sont présentés dans les séries, l’année dernière. Ils avaient été la dernière équipe à obtenir un laissez-passer pour le tournoi printanier.

Ils avaient balayé les Blackhawks de Chicago en première ronde avant d’éliminer les Blues de St. Louis et les Ducks d’Anahein en six matchs lors des deux tours suivants.

Ils avaient été freinés en finale par les Penguins de Pittsburgh, qui les avaient blanchis dans les deux dernières rencontres d’un choc qui avait atteint six rencontres. Aujourd’hui, les joueurs des Predators ressentent un sentiment de grand vide. Tout sera à recommencer à l’automne.

Quatre excellentes équipes

Les finales d’association n’en seront pas moins palpitantes. Le Lightning de Tamp Bay et les Jets n’étaient pas des séries l’an dernier. Les Golden Knights de Vegas n’avaient pas encore de joueurs à pareille date.

Les dirigeants du Canadien diront que c’est un reflet de la parité qui existe dans la Ligue nationale, mais il faut faire la part des choses en ce qui concerne le Lightning et les Jets.

Le Lightning avait quand même récolté 94 points en l’absence de son capitaine Steven Stamkos, terminant un point derrière les Maple Leafs de Toronto qui furent la dernière équipe repêchée au classement des huit premières formations dans l’Est. Avec 87 points, les Jets avaient fini à sept points des Flames de Calgary et des Predators, mais on savait que le potentiel était là.

Bon, personne sur Terre n’avait prédit que les Golden Knights connaîtraient une saison extraordinaire à leur entrée dans la ligue. Marc-André Fleury y est évidemment pour quelque chose, mais les dirigeants de l’équipe ont eu aussi la clairvoyance d’assembler un groupe dont la grande rapidité va de pair avec le style de la LNH.

Et le Canadien ?

Quand on regarde les équipes demi-finalistes, tout comme les adversaires qu’elles ont dû vaincre en deuxième ronde, plein de choses nous passent par la tête en rapport avec le Canadien.

Non seulement le Tricolore figure-t-il loin derrière ces équipes, mais lui sera-t-il possible de réintégrer le tableau des séries l’an prochain ?

Pour le moment, la réponse est non. Pour que cette perception change, Marc Bergevin devra réaliser de grands coups pendant l’été. Croire que John Tavares pourrait préférer le Canadien aux autres équipes qui lui feront de l’œil, s’il devient joueur autonome, paraît illusoire.

Pourquoi voudrait-il poursuivre sa carrière à Montréal dans la conjoncture actuelle ?

En plus de deux joueurs de centre, le Tricolore a besoin de deux défenseurs gauchers, dont un capable de remplir le gros trou aux côtés de Shea Weber.

C’est sans parler de Carey Price.

Dans quel état d’esprit nous reviendra-t-il en septembre ?

BriseBois : c’est pour quand ?

Ça bouge chez les Maple Leafs de Toronto. À 32 ans seulement, Kyle Dubas a succédé hier à Lou Lamoriello, de 43 ans son aîné, au poste de directeur général.

Le nouveau venu faisait penser à un professeur avec ses lunettes à la conférence de presse annonçant sa nomination. Il est de la jeune vague des gestionnaires sportifs.

Déjà, à 25 ans, il était DG des Greyhounds de Sault-Sainte-Marie, de la Ligue de l’Ontario. Le président des Leafs, Brendan Shanahan, l’a promu avec l’organisation alors qu’il avait 28 ans.

Dubas est un adepte des statistiques avancées, à l’instar de son homologue John Chayka, des Coyotes de l’Arizona. Chayka est devenu, à 26 ans, le plus jeune directeur général dans l’histoire du sport professionnel nord-américain.

Les Coyotes ont raté les séries à leurs deux premières saisons sous sa direction, mais ils tiraient passablement de la patte à son arrivée. Ils n’avaient pas pris part aux séries lors des quatre saisons précédentes.

Dubas hérite d’une organisation en meilleure santé. Les Leafs ont participé aux séries lors des deux dernières années. Sa venue pourrait toutefois causer des dommages collatéraux. Mark Hunter, qui secondait comme lui Lamoriello dans ses fonctions, désirait le poste de directeur général. On ne sait pas s’il va rester.

Un homme compétent

La présence de Dubas et de Chayka dans la confrérie des directeurs généraux de la LNH amène la question suivante : à quand le tour de Julien BriseBois ?

L’homme de 42 ans, originaire de Greenfield Park, a beau se dire heureux chez le Lightning de Tampa Bay dans son poste d’adjoint à Steve Yzerman, il aimerait bien avoir aussi sa chance un jour. Il possède 17 années d’expérience dans la Ligue nationale.

Le Wild du Minnesota est la dernière équipe sans directeur général. Paul Fenton, adjoint à David Poile chez les Predators de Nashville depuis plusieurs années, serait le premier candidat. Les noms de Dean Lombardi, Bill Guerin et John Ferguson fils sont mentionnés, mais pas un mot au sujet de BriseBois.