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Printemps californien

Le parc Crissy Field, au pied du pont Golden Gate, accueille de nombreux randonneurs et cyclistes, à San Francisco, en Californie.
Photo Toma Iczkovits Le parc Crissy Field, au pied du pont Golden Gate, accueille de nombreux randonneurs et cyclistes, à San Francisco, en Californie.

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Entre les mégapoles que forment San Francisco, Los Angeles et San Diego, la nature californienne a de quoi surprendre. Qu’on s’y aventure à moto, en véhicule récréatif ou en voiture, ses routes légendaires réservent plusieurs découvertes. Les panoramas spectaculaires se succèdent pendant plus de 1700 km. Compte-rendu d’un road trip printanier dans l’État le plus peuplé des États-Unis.

San francisco

San Francisco est difficilement accessible en automobile. Optez plutôt pour le transport en commun, qui fait partie du charme de la ville, avec son emblématique tramway coloré.
Photo Toma Iczkovits
San Francisco est difficilement accessible en automobile. Optez plutôt pour le transport en commun, qui fait partie du charme de la ville, avec son emblématique tramway coloré.

Plusieurs compagnies aériennes offrent l’aller-retour de Montréal à San Francisco pour moins de 500 $. Vous pouvez louer un véhicule directement à l’aéroport, les prix ne seront pas moins chers ailleurs. Il est cependant conseillé d’attendre si vous souhaitez visiter la ville, car les stationnements sont rares et chers. Optez plutôt pour le transport en commun, qui fait partie du charme de la ville, avec son emblématique tramway.

En quelques heures, vous pourriez visiter la prison d’Alcatraz, explorer les parcs autour du Golden Gate Bridge, faire des emplettes à Hayes Valley et finir la journée au belvédère de Twin Peaks, en admirant la cité qui s’illumine au crépuscule.

La gastronomie mérite également d’être soulignée. La mixité culturelle se reflète dans l’offre abondante de restauration pour tous les goûts : cuisine japonaise, coréenne, antillaise, mexicaine, sans oublier les spécialités californiennes.

Montara

La vue de la fenêtre de l’une des chambres du Point Montara Lighthouse Hostel, à Montara.
Photo Toma Iczkovits
La vue de la fenêtre de l’une des chambres du Point Montara Lighthouse Hostel, à Montara.

Pour éviter la folie urbaine et plonger directement dans la nature, il y a Montara. À seulement 30 km de l’aéroport, ce petit havre, bercé par les vagues de la côte pacifique, jouit d’une tranquillité inattendue.

Big Sur

L’impressionnant pont de Bixby, sur l’autoroute 1 de la côte californienne.
Photo Toma Iczkovits
L’impressionnant pont de Bixby, sur l’autoroute 1 de la côte californienne.

En empruntant la fameuse route Highway one, qui longe la côte, vous passerez par Santa Cruz, réputée pour sa contre-culture skate & surf, puis à Monterey, réputée pour son fromage Monterey Jack et aussi pour son aquarium, le plus grand d’Amérique.

Vous entrerez ensuite dans le « Big Sur », la partie la plus sinueuse de la route, caractérisée par une série d’anciens ponts qui longent les falaises de la côte pacifique sur 140 km. Les belvédères y sont nombreux et les points de vue exceptionnels.

Il y a un plaisir certain à conduire sur cette route vertigineuse, parfois qualifiée de « plus belle du monde ». Soyez prudents, même s’il est tentant de détourner les yeux.

Depuis 2017, des glissements de terrain ont forcé la fermeture de la route, à quelques kilomètres du village de Lucia. Plutôt que de faire demi-tour, il est possible de couper dans les terres, vers l’est, par un chemin de campagne (Nacimiento-Ferguersson Rd) qui vous ramènera sur les grandes autoroutes.

Un road trip de 1700 kilomètres entre San Francisco et San Diego

La valée de la mort

Le parc Crissy Field, au pied du pont Golden Gate, accueille de nombreux randonneurs et cyclistes, à San Francisco, en Californie.
Photo Fotolia

En arrivant de la côte, le paysage alternera entre vallées agricoles et gisements de pétrole, avant de dévoiler des montagnes couvertes de séquoias. Il faudra les contourner pour aboutir entre les hauts sommets enneigés du mont Whitney et les vallées sableuses du désert. Au petit village de Lone Pine, le contraste est saisissant.

Même si le nom « Death Valley » évoque un climat aride et le Far West, il s’agit d’un parc idéal pour les aventuriers bien préparés en quête de détente et de dépaysement. Faites des provisions d’eau et de nourriture. Vous trouverez des stations-service et des dépanneurs en chemin, mais l’offre y sera limitée.

La route déserte s’étend jusqu’à l’horizon, permettant de traverser durant des heures un paysage minéral fascinant, parfois lunaire, qui évolue au fur et à mesure qu’on avance. Les haltes au gré des inspirations et les randonnées pédestres improvisées sont recommandées, mais tenez-vous loin des falaises, les accidents sont fréquents.

Belvédère de Zabriski

Un randonneur prend des allures de fourmi alors qu'il traverse des formations rocheuses, près du point Zabrinski, dans le parc national de la vallée de la mort, en Californie.
Photo Toma Iczkovits
Un randonneur prend des allures de fourmi alors qu'il traverse des formations rocheuses, près du point Zabrinski, dans le parc national de la vallée de la mort, en Californie.

Que ce soit pour un lever ou un coucher de soleil époustouflant, le belvédère de Zabriski est l’endroit rêvé. Les énormes formations rocheuses stratifiées qui l’entourent, illuminées par les rayons du soleil, donnent un cachet spirituel, voire sacré, à la contemplation.

Parmi les petits villages isolés de la région, Tecopa et ses 150 habitants est l’un des plus accueillants. Les piscines thermales du Tecopa Hot Springs Resort sont certes modestes, mais incarnent une véritable oasis au milieu du désert. L’auberge Cynthia’s offre des hébergements adaptés à tous les budgets. On y offre même une formule de camping de luxe dans des tipis aménagés pour l’observation du ciel étoilé.

À 2 km de là, vous trouverez le Steak and Beer. Ce restaurant (le seul du village) offre une table d’hôte bien plus raffinée que son nom ne le laisse présager, à base de produits locaux saisonniers.

San Diego

Le quartier La Jolla ressemble plus à un village côtier qu’à une banlieue. Son quai et sa plage, cœur de la vie sociale, attirent pêcheurs, surfeurs, joggeurs et
touristes, au nord de San Diego, en Californie.
Photo Toma Iczkovits
Le quartier La Jolla ressemble plus à un village côtier qu’à une banlieue. Son quai et sa plage, cœur de la vie sociale, attirent pêcheurs, surfeurs, joggeurs et touristes, au nord de San Diego, en Californie.

Étalée sur plus de 100 km de côte pacifique jusqu’au Mexique, San Diego héberge l’une des plus grandes bases navales de la US Navy. Loin d’être grise pour autant, sa proximité latine lui apporte la touche colorée qui fait son charme.

Le parc Balboa est incontournable puisqu’il regroupe plusieurs musées, jardins botaniques, galeries d’art et même un zoo sur une aire protégée de 5 km2, en plein centre-ville. Fondée en 1835, la ville révèle des vestiges qui témoignent de presque 200 ans d’histoire.

Au parc Cabrillo, sur la péninsule Point Loma, entre la baie et l’océan, la randonnée en bordure de falaise est récompensée par un point de vue panoramique sur la ville et sur ses bases navales. Les amateurs de technologie militaire devraient visiter le Musée de l’USS Midway pour découvrir les entrailles d’un porte-avions.

Le quartier La Jolla ressemble plus à un village côtier qu’à une banlieue. Son quai et sa plage, cœur de la vie sociale, attirent pêcheurs, surfeurs et joggeurs. On y apprécie l’air frais et la faune maritime, dont les plus apparents, les phoques qui se prélassent sur les rochers, devant les curieux. Évitez de trop vous en approcher : ils ont l’air nonchalants, mais les parents n’hésiteront pas à se ruer sur vous pour défendre leurs petits.

Palm Springs

Les palmiers sur fond de sommets enneigés font partie du paysage à Palm Springs, en Californie.
Photo Toma Iczkovits
Les palmiers sur fond de sommets enneigés font partie du paysage à Palm Springs, en Californie.

L’entrée de Palm Springs, avec son impressionnant champ d’éoliennes, marque le retour à la civilisation. Érigée au beau milieu du désert, encerclée de vallées rocailleuses et de palmiers, la ville attire les touristes et les retraités prospères.

Avec ses nombreux complexes hôteliers, ses spas et ses terrains de golf, le centre de villégiature offre un train de vie décontracté et luxueux qui contraste avec la sécheresse de la Death Valley.

Plusieurs chemins de randonnée vous permettront d’explorer différents points de vue panoramiques. Les plus téméraires s’y lanceront à vélo, malgré le soleil de plomb.

Infos Californie

  • Population : 40 millions.
  • États-Unis : 326 millions.
  • Langue : anglais et espagnol­­­.
  • Monnaie : dollar américain ($ US).
RYTHME DE CROISIÈRE

Une dizaine de jours serait l’idéal pour boucler le trajet de 1727 km. Rappelez-vous que vous êtes en vacances et non dans une course. Évitez la fatigue en planifiant des escales régulières. Pris de court, les motels à bas prix qui bordent les autoroutes vous dépanneront pour une nuit de repos décent un peu partout, sauf à Death Valley, où il vaut mieux planifier et réserver.

COÛTS LIÉS AU VÉHICULE

Prévoyez environ 350 $ US par semaine pour la location d’une automobile économique ou 400 $ US pour un véhicule hybride, incluant les assurances obligatoires. Le prix de l’essence tourne autour de 3 $ US/gallon, soit 0,80 $ US/litre. Le parcours proposé requiert de 100 $ à 130 $ US de carburant. Ajoutez 50 $-60 $ US pour revenir à San Francisco. Si vous repartez directement de San Diego, vous devrez payer un supplément pour le retour du véhicule. Informez-vous avant de réserver.

BAIGNADE

La côte californienne baigne dans les eaux de l’océan Pacifique. Celles-ci ne sont pas assez chaudes pour une baignade confortable avant les chaleurs estivales. Si ce sacrifice ne vous rebute pas, le mercure dépasse tout de même les 25 degrés Celsius.


► Informations touristiques : www.visitcalifornia.com/fr

 

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