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Morrow se vide le cœur

« J’ai commis une erreur et c’était de croire que Claude [Julien] m’aiderait », dit-il

La personne qui a le plus déçu Joe Morrow, lors de son passage avec le Canadien, est l’entraîneur-chef Claude Julien, qu’il avait connu avec les Bruins de Boston.
Photo d’archives, Martin Chevalier La personne qui a le plus déçu Joe Morrow, lors de son passage avec le Canadien, est l’entraîneur-chef Claude Julien, qu’il avait connu avec les Bruins de Boston.

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WINNIPEG | Joe Morrow n’aura pas marqué l’histoire du Canadien. Il a porté l’uniforme du CH pour 38 matchs lors de cette triste saison 2017-2018, obtenant 11 points (5 buts, 6 passes) avec un rendement de -11.

Acquis sur le marché des joueurs autonomes le 1er juillet dernier, Morrow a pris la route de Winnipeg le 26 février, à la date limite des transactions. À la recherche de profondeur à la ligne bleue, les Jets ont cédé un choix de quatrième tour au repêchage de 2018 pour obtenir ses services.

Pour Morrow, cet échange a été une bénédiction. À quelques heures de l’ouverture de la finale de l’Ouest entre les Jets et les Golden Knights de Las Vegas, le défenseur de 25 ans a parlé pendant dix minutes à l’auteur de ces lignes de son passage avec les Glorieux. Il n’a pas joué la cassette des réponses clichées, s’ouvrant le cœur sur plusieurs sujets.

« Je n’avais pas parlé à Bergevin avant la date limite des transactions, a dit Morrow au Journal. Et je pensais réellement être le dernier joueur à changer d’équipe. Je lisais les rumeurs et je voyais les noms qui circulaient avec le Canadien. Il y avait de plus gros noms que moi parmi les rumeurs. »

« Je dormais vers la fin de la date limite des transactions, a-t-il continué. Je trouvais que c’était inutile de rester éveillé et de surveiller mon téléphone en cas d’un appel. J’ai finalement appris que je partais pour Winnipeg. J’étais heureux de l’échange. Je me suis retrouvé avec une équipe qui se bat pour la conquête de la coupe Stanley, une des meilleures équipes de la LNH. C’est le rêve de tous les joueurs de gagner la coupe. »

Un bon coup

Avec les Jets, Morrow a participé à 18 des 20 derniers matchs de la saison, récoltant 5 points (1 but, 4 passes) avec une fiche de +5. Au premier tour des séries contre le Wild du Minnesota, il a joué à la gauche de Dustin Byfuglien dans les cinq rencontres. Il a finalement perdu son poste de défenseur régulier avec le retour au jeu de Tobias Enstrom lors du deuxième tour face aux Predators. Depuis ce temps, il occupe le siège de septième défenseur.

« Joe représente une très bonne acquisition pour notre équipe, avait confié le DG des Jets, Kevin Cheveldayoff, au Journal. Il a regagné sa confiance avec nous et le plaisir de jouer au hockey. Je ne sais pas pourquoi ça ne fonctionnait pas pour lui à Montréal. »

« Les Jets m’ont fait confiance, a répliqué Morrow. Je sais que plusieurs personnes croyaient que je ne pouvais pas aider les Jets, c’était la perception dans les médias. J’avais juste besoin d’une bonne chance et je l’ai reçue. Maintenant, j’attends mon tour et je reste prêt mentalement. »

Zéro confiance

En entrevue au Journal, Morrow n’a pas mâché ses mots contre Claude Julien, un entraîneur qu’il avait également bien connu avec les Bruins de Boston avant d’accepter l’offre du CH.

« Je n’ai pas de regrets d’avoir signé un contrat avec le Canadien, a-t-il souligné. Mais j’ai commis une erreur et c’était de croire que j’étais pour obtenir toutes les chances possibles avec un entraîneur que je connaissais en Claude. J’ai trop fait confiance à Claude, je pensais trop qu’il était pour m’aider. J’étais finalement un défenseur comme les autres. J’ai joué de bons matchs, mais dès que j’avais un mauvais match, c’était terminé. Je retournais dans les gradins. »

Questionné sur les déclarations de Marc Bergevin et des problèmes d’attitude à l’intérieur du vestiaire et sur la glace, le défenseur de 25 ans a aussi offert une réponse cinglante.

« Personnellement, si je peux répliquer aux commentaires de Bergevin, je dirais que c’était injuste comme déclaration. Marc n’était pas souvent à l’intérieur du vestiaire. Je ne sais pas s’il cherchait à protéger son poste, mais je ne trouve pas ça correct. Tu ne peux pas dire que ta chambre et tes joueurs ont une mauvaise attitude. Il ne peut probablement pas dire deux ou trois trucs de la vie de tous les jours des joueurs puisqu’il ne les connaît pas si bien. Quand j’entends une telle chose, je ne comprends pas trop. Un DG de la LNH ne passe pas ses journées à l’intérieur d’un vestiaire. »