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Un portrait sombre

L’Impact a piqué du nez au fil de la semaine

SPO-UNION DE PHILADEPLHIE VS IMPACT DE MONTREAL
Photo Agence QMI, Dario Ayala L’Impact a encore connu la défaite samedi, cette fois-ci par la marque de 4 à 2 face à le Union de Philadelphie.

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Après une belle victoire de 4 à 2 contre la Nouvelle-Angleterre le week-end dernier, ça devait être une belle semaine en crescendo pour l’Impact. C’est plutôt l’inverse qui s’est produit.

La troupe de Rémi Garde a décliné d’un match à l’autre pour subir deux défaites par jeu blanc contre Chicago, mercredi, et Philadelphie, au Stade Saputo, samedi.

Disons que le portrait est plutôt sombre en ce jour de 25e anniversaire du premier match de l’histoire de l’équipe.

Et la prochaine semaine n’a rien pour remettre qui que ce soit en confiance puisque le Galaxy de Los Angeles, et surtout Zlatan Ibrahimovic, sera le visiteur au Stade Saputo, lundi prochain.

Relever la tête

Rémi Garde y est allé des mots d’usage lors de son point de presse d’après-match, samedi.

« Il faut relever la tête, regarder en avant et se remettre en question parce qu’on n’a pas fait du tout un bon match. Nous allons travailler ; pleurer ou se plaindre ne changera pas les choses. »

C’était ce qu’il fallait dire dans les circonstances, sauf que les partisans sont de plus en plus échaudés et désillusionnés.

Pour une rare fois, on a entendu des sifflets au Stade Saputo après le second but de l’Union et ceux-ci n’ont cessé qu’une fois le match terminé.

C’est signe que les amateurs sont insatisfaits et ils ont raison parce que le spectacle offert par le Bleu-blanc-noir samedi n’était pas très édifiant.

Glissade

L’Impact se trouve au milieu d’une lente glissade et présente un dossier décevant de deux victoires et deux revers à la maison. Pas besoin de parler de la fiche à l’étranger : elle est pire.

Ce qui est inquiétant, c’est que contre une formation plus que moyenne et qui n’avait marqué que six buts en neuf rencontres avant le match de samedi, l’Impact a été dominé 18 à 12 au chapitre des tirs par l’Union.

Et rappelons que le Bleu-blanc-noir a joué avec l’avantage d’un homme pendant une dizaine de minutes et n’a jamais su s’imposer en territoire adverse.

On parle beaucoup de la défense qui est suspecte au mieux, mais l’attaque a été muselée pendant plus de 180 minutes cette semaine, et ce n’est pas une bonne nouvelle.

Manque de solution

Ce qui est encore plus inquiétant, c’est qu’on avoue être à court de solutions offensives.

« Offensivement, il y a un manque de solutions, admet Ignacio Piatti. Il faut travailler cette semaine pour sortir de cette situation. »

Avouez que quand ça vient de Nacho Piatti, il y a de quoi se ronger les ongles.

Peut-être faut-il ramener les choses à la base, estime Anthony Jackson-Hamel.

« Dans les deux derniers matchs, on savait où passer pour faire mal à l’adversaire, mais on ne l’a pas fait. »

« Des fois, on a un jeu simple à faire et on se casse la tête à faire un jeu compliqué. »

Décimé

Par ailleurs, Rémi Garde devra se débrouiller sans Daniel Lovitz, qui a reçu un carton rouge. Son absence s’ajoute aux nombreuses blessures.

« Ce qui m’inquiète, c’est de ne pas avoir suffisamment de joueurs à disposition, a admis Garde. On en a perdu deux sur blessures cette semaine [Jeisson Vargas et Victor Cabrera], le groupe est décimé. »

On pourra remettre en doute tant qu’on voudra le choix de Rémi Garde d’apporter des changements tard dans les matchs, mais il faudra surtout commencer à se questionner sur la façon dont cette équipe a été ébauchée parce que si Garde manque de solutions en ce moment, c’est parce qu’il n’a pas beaucoup d’outils sous la main, et il n’est certainement pas le seul responsable de cette situation.