/entertainment/movies
Navigation

Accès exclusif: Adib Alkhalidey et Julien Lacroix tournent leur premier long métrage

Coup d'oeil sur cet article

Adib Alkhalidey et Julien Lacroix ont donné les premiers coups de manivelle du film tragicomique qu’ils lanceront en janvier prochain. Le Journal a eu un accès exclusif au tournage de ce projet de 170 000 $ qui a été financé en partie par le public via une campagne sur le web.

Vendredi 11 mai, fin d’après-midi. On retrouve l’équipe de tournage dans une petite maison adjacente au casse-croûte Patate Rouge, directement au nord de la Métropolitaine, dans le quartier Ahuntsic-Cartierville.

C’est dans cette petite maison, collée sur l’autoroute Métropolitaine, que l’équipe du film a tourné, vendredi dernier.
Photo Ben Pelosse
C’est dans cette petite maison, collée sur l’autoroute Métropolitaine, que l’équipe du film a tourné, vendredi dernier.

Julien Lacroix et Adib Alkhalidey rigolent au grand soleil, en compagnie de quelques membres de l’équipe technique. C’est la veille, en compagnie de Mehdi Bousaidan, que s’est amorcé le tournage du film dont le titre de travail actuel est Les vauriens.

« J’aimerais bien que ce soit Vauriens comme titre officiel. Mais nous n’avons pas encore décidé », indique Adib Alkhalidey, qui agit aussi comme réalisateur.

Dans le film, Antonin (Julien) et Walid (Adib) travaillent dans une épicerie. Ici, les deux comédiens essaient leurs costumes d’employés.
Photo Ben Pelosse
Dans le film, Antonin (Julien) et Walid (Adib) travaillent dans une épicerie. Ici, les deux comédiens essaient leurs costumes d’employés.

Les deux partenaires campent les rôles principaux du long métrage. Pour le tournage d’une douzaine de jours, qui se déroule à Montréal et Longueuil, ils recevront la visite de près de 30 amis artistes, comédiens et humoristes. Chacun visitera le plateau pour une journée ou deux, tout au plus. Pour l’instant, le duo préfère garder secret le reste de la distribution.

« On a fait appel à des amis avec qui on voulait travailler, dit Julien Lacroix. lundi, avec Mehdi, c’était juste vraiment le fun. On est bien rodé, lui et moi. »

Réaliser un rêve

Pour Julien Lacroix, il s’agit d’un rêve de jouer dans son premier film, lui qui a grandi sur les plateaux de tournage. « Toute ma famille travaille en cinéma, dit-il. Je suis allé aux studios MELS plusieurs fois, dont pour le tournage de La Momie. »

Sur le plateau des Vauriens, Lacroix n’est pas trop dépaysé. C’est sa copine, Geneviève, qui s’occupe de nourrir l’équipe d’une trentaine de personnes. Sa cousine, Constance, est quant à elle responsable des costumes.

Lors de notre passage sur le plateau, les deux humoristes venaient d’atteindre leur objectif de 80 000 $ amassés grâce à une campagne de financement participatif qu’ils avaient lancée, le 26 mars dernier, sur le site de laruchequebec.com.

La démarche des deux artistes, qui financent eux-mêmes une grande partie du projet, en compagnie de leurs gérants, leur a valu plusieurs commentaires positifs, ces dernières semaines. « Plusieurs confrères de travail, humoristes et comédiens, m’en ont parlé, dit Julien. Les gens encouragent vraiment notre démarche. Je pense que tout le monde a un peu le rêve de diriger son projet de A à Z. »

Scènes dramatiques

Même si le long métrage sera principalement comique, il renfermera quelques scènes dramatiques. Pendant notre visite, Alkhalidey tournait une scène où son personnage commence à avoir des idées noires. Durant plusieurs minutes, il fixe le miroir de la salle de bain, pendant que l’eau du robinet coule à flots.

Julien Lacroix et Adib Alkhalidey discutent entre deux prises.
Photo Ben Pelosse
Julien Lacroix et Adib Alkhalidey discutent entre deux prises.

Les deux humoristes ont mentionné vouloir s’inspirer du ton de Little Miss Sunshine pour ce long métrage. C’est le 10 janvier 2019 qu’aura lieu la première médiatique du film.