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Gala Artis : la soirée de l’amour

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Comme la soirée Artis d’hier soir était placée sous le signe de l’amour, voici une chronique « j’aime/j’aime pas » des Artis.

J’aime d’amour

♦ J’aime que mon fils de 10 ans se soit exclamé, en voyant le numéro d’ouverture : « Il est classe le gala cette année, maman, y’a plein de ballounes. »

♦ J’ai aimé que Charles Lafortune ait souligné que les quatre finalistes de La Voix étaient issus de la diversité et que le Québec était une société ouverte et aimante. Ça change du discours dominant culpabilisant.

♦ J’ai aimé le prix remis à Gildor Roy. J’ai redécouvert tout le talent de ce comédien, qui se révèle tout en tendresse, tout en finesse, dans le rôle du commandant Chiasson dans District 31.

♦ J’aime que Guylaine Tremblay ait pris la peine, en ce jour de fête des Mères, de souligner que l’on est mère, que l’on ait porté un enfant dans son ventre ou que l’on ait adopté.

♦ J’aime que, pour le tapis rouge, on ait inscrit le nom des créateurs de mode en sous-titre, ça libère la parole des intervieweurs qui peuvent parler d’autre chose que de chiffons avec les vedettes.

♦ J’ai aimé que l’on ait pris du temps, avec Alexandre Taillefer et Étienne Boulay, pour parler de l’importance de parler avec les jeunes et de l’importance, pour les jeunes, de parler. Aborder la question du suicide et du mal de vivre de nos enfants dans un gala, ça prenait du culot et ça changeait des déclarations nombrilistes des artistes qui réclament plus de financement et de subventions. Merci d’avoir parlé des « vraies affaires ».

♦ J’ai aimé la présentation irrévérencieuse de Fabien Cloutier et Élise Guilbault. Ils pourraient revenir chaque année, je ne me plaindrais pas.

♦ J’ai aimé l’humour de Pierre Bruneau qui a dit à son épouse, avec qui il est marié depuis plus de 40 ans : « T’es encore capable d’allumer ». Belle franchise et un joyeux rappel qu’il n’y a pas d’âge pour aimer.

♦ J’ai aimé que Jean-Philippe Dion et Maripier Morin rendent hommage à deux personnalités qui les ont inspirés, Véronique Cloutier et France Beaudoin. On a tous, peu importe le métier qu’on fait, des gens qui nous inspirent, qui ont allumé une étincelle.

♦ Enfin, j’ai aimé, non j’ai adoré, que Ludivine Reding ramène le dossier de la prostitution juvénile à la question essentielle, qui a selon moi été occultée dans tout le débat autour de Fugueuse, en déclarant : « Les clients, ce sont eux les vrais criminels. »

Plus ou moins aimé

Par contre, j’ai moins aimé que, dans le numéro d’ouverture, on nous abreuve de « C’est le temps de se donner du love », « Plein de love », « Explosion de love », et « Donner du love ».

Et j’ai moins aimé que Maripier Morin s’exclame : « On était fucking contents ». Bof.

Y’A DE L’AMOUR DANS L’AIR

2018 a été une année exceptionnelle en télé, que ce soit avec District 31 à Radio-Canada ou Fugueuse à TVA. Je dois vous faire une confidence : malgré Netflix et compagnie, je n’ai jamais autant regardé la télé québécoise que cette année.

C’est cet amour-là qu’on célébrait hier soir, non ?