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Mission accomplie pour Joël Bouchard

Malgré l’élimination de son club, hier, Joël Bouchard peut être fier du travail qu’il a accompli au cours des dernières années.
Photo d’archives, Martin Chevalier Malgré l’élimination de son club, hier, Joël Bouchard peut être fier du travail qu’il a accompli au cours des dernières années.

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Joël Bouchard dirait qu’il a fait chou blanc.

Qu’il a raté l’objectif par deux victoires. Mais, en fin de compte, il aura réussi l’impensable. Celle de bâtir l’une des meilleures concessions de la Ligue de hockey junior du Québec.

Personne ne croyait aux succès de l’Armada de Blainville-Boisbriand. Du moins, à l’origine, on remettait en question l’emplacement de l’amphithéâtre. On se demandait si cet endroit répondait aux exigences du hockey junior.

C’était mal connaître Bouchard, un acharné.

Il a pris les guides de l’entreprise, appuyé par des gens qui ont cru à l’aventure, Québecor et quelques anciens joueurs de la Ligue nationale. Ils ont donné carte blanche à leur homme et Bouchard a répondu aux attentes.

Chaque saison, ou presque, il a présenté des équipes compétitives. Sur le plan personnel, il a dignement représenté la Ligue de hockey junior majeur du Québec auprès de Hockey-Canada.

Il a perdu hier la finale de la LHJMQ devant le Titan d’Acadie-Bathurst. Son équipe a lutté avec l’énergie du désespoir lors des deux dernières périodes, des attaques répétées que le gardien du Titan a repoussées avec brio.

Reste à savoir maintenant s’il poursuivra son aventure dans le monde du hockey junior québécois et canadien. Au cours des dernières semaines, il a toujours évité les questions relativement à ses plans d’avenir. Il est dans la mire du Canadien, mais il peut toujours demeurer en poste à Blainville-Boisbriand.

À lui de décider.

Il a l’occasion d’élargir son plan d’action. Il a l’occasion d’aller plus loin, de gravir les échelons, d’atteindre le plus important circuit de hockey professionnel du monde.

Je suis persuadé qu’il prendra la bonne décision. Tout au cours des dernières années, il a toujours su choisir l’endroit qui lui convenait le mieux et, à chaque fois, il a connu du succès.

On comprend maintenant l’intérêt que lui porte le Canadien.

Eller : la réponse

À première vue, comment blâmer Marc Bergevin d’avoir accepté l’offre des Capitals de Washington, il y a quelques saisons. Après tout, un choix de deuxième tour, c’était intéressant... surtout alléchant pour Lars Eller. Les penseurs du Canadien avaient perdu tout espoir que le joueur de centre deviendrait un joueur capable d’assumer d’importantes responsabilités.

Les Capitals, par ailleurs, convoitaient un centre capable d’évoluer derrière Evgeny Kuznetsov et Nicklas Backstrom. Ce poste, ils voulaient le confier à un joueur possédant un bon gabarit et aussi pouvant remplir une mission bien particulière. Eller ne les a pas déçus. Mais, croyaient-ils qu’il pouvait jouer aussi bien pendant l’absence de Backstrom ? Pensaient-ils qu’il pourrait causer autant de soucis à la défense adverse ? Sans doute pas.

Eller évoluait de nouveau avec T.J. Oshie et Jakub Vrana, hier soir. J’ignore comment il s’est comporté, mais pour l’instant, les Capitals ne regrettent aucunement le prix payé. Aurait-il été un meilleur joueur que Tomas Plekanec avec le Canadien ? Nul doute. Mais, le Canadien n’a-t-il pas obtenu un choix de deuxième tour pour Plekanec ? En conclusion, Bergevin a visé juste cette fois-ci...

Le Plan du CH...

C’est le moment des évaluations chez les équipes de la Ligue nationale et les équipes impliquées dans le carré d’as ne font pas exception à la règle. Il reste peu de temps avant l’entrée en vigueur du marché des joueurs autonomes sans restriction, par conséquent, c’est le moment de mettre en place la stratégie administration des prochaines semaines.

À Montréal, au Centre Bell, on a deux mots pour cette stratégie : LE PLAN. Jim Rutherford est un directeur général qui devrait prendre des décisions tranchantes. Les Penguins ont perdu. Peuvent-ils encore aspirer à gagner la coupe Stanley avec le personnel en place ? Il est permis d’entretenir des doutes. Sûrement pas avec une unité défensive dont le grand leader, après une grave blessure au cou, a été incapable la saison dernière, de retrouver cet aplomb qui l’avait propulsé parmi les joueurs élites de la ligue.

Kristopher Letang n’a pas joué à la hauteur des attentes. Va-t-on l’échanger ? Je serais très surpris. Par contre, pourrait-on lui dénicher un défenseur de haut niveau ? Entretemps, que fera-t-on avec Phil Kessel ? Un joueur susceptible de changer d’adresse pour équilibrer les dépenses salariales...

Dubas : le vrai test...

À Toronto, on croit que le plus grand défi qui attend le directeur général, Kyle Dubas, 32 ans, ce ne sont pas les négociations des contrats d’Auston Matthews, Mitch Marner et William Nylander, ni les pourparlers avec les équipes de la Ligue nationale, alors qu’il convoite, on le sait, un défenseur de haut niveau, mais ce défi plus important, ce sera Mike Babcock. On vient de découvrir le vrai visage de Babcock. C’est un homme intransigeant. Et, on rapporte que Brendan Shanahan devra jouer au shérif dans les bureaux des Maple Leafs.

Babcock veut avoir le dernier mot sur toutes les décisions entourant les effectifs de l’équipe. Sauf que Dubas a ses idées. Il n’a pas gagné la confiance du président sans le convaincre que son modèle d’affaires correspond exactement à ce qui sera nécessaire aux Leafs pour poursuivre leur progression. Babcock, c’est clair, va tester Dubas dès qu’il en aura l’opportunité. Après tout, il lui reste encore cinq autres années à une entente qui lui rapporte 6,7 M$ par saison. Dubas, par ailleurs, a une carte importante dans son jeu. L’affaire Matthews/Babcock a déplu aux décideurs des Leafs. Aussi, il sait très bien que son entraîneur n’a remporté qu’une seule série du printemps sur les huit où il fut impliqué. Ce n’est pas un résultat très reluisant...

Lou et les Islanders

Donc, Lou Lamoriello, 76 ans en octobre, se joindrait aux Islanders de New York. Dans quel rôle ? Les propriétaires décideront. Les premières rumeurs veulent qu’il occupe le poste de directeur général et que son fils soit son adjoint. Garth Snow ? Il conserverait son titre de président des Islanders. Dans le cas de Doug Weight, l’entraîneur, son cas sera étudié plus tard. Lamoriello pourrait-il, avec son expérience, avec un curriculum vitae bien garni (des coupes Stanley au New Jersey et trois intéressantes saisons à Toronto), influencer John Tavares ? J’en doute. Le joueur de centre est un jeune homme intelligent, il a sûrement au fil des dernières semaines dressé les pour et les contre à savoir s’il doit ou non demeurer avec l’organisation. Qu’il n’ait pas signé d’entente avec son équipe jusqu’à maintenant indique qu’il devrait tester le marché des joueurs autonomes.