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Tiré à bout portant: la victime payait «cash» et aimait le luxe

L’homme d’affaires Samy Kaci Mokaddem s’affichait également comme mannequin sur un site internet.
Photo courtoisie du site Starnow L’homme d’affaires Samy Kaci Mokaddem s’affichait également comme mannequin sur un site internet.

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Le propriétaire d’une luxueuse décapotable blanche qui a été grièvement blessé par un tireur lundi après-midi à Montréal semblait rouler sur l’or et vivre dangereusement.

Samy Kaci Mokaddem, actif dans le prêt et les investissements privés, mais également visé par une enquête policière pour fraude, était toujours hospitalisé dans un état critique mardi soir.

Ce ressortissant français a été atteint d’« au moins un projectile au haut du corps », d’après le SPVM, alors qu’il était assis au volant de sa rutilante Bentley stationnée devant un commerce du quartier Rosemont.

Le tireur a fui en laissant son pistolet sur place, à la manière des règlements de comptes portant la signature du crime organisé.

Luxe et violence

Exilé au Québec depuis 2015, l’homme de 39 ans, qui s’affichait aussi comme mannequin sur internet, semblait avoir accès à des liquidités considérables.

L’un de ses ex-locateurs dans Hochelaga-Maisonneuve a confié au Journal que Mokaddem payait son loyer « cash », à 2300 $ par mois. Toutefois, il lui a aussi signé des chèques sans provision, ce qui avait conduit à son expulsion.

« Il s’était présenté comme un homme d’affaires, accompagné de sa femme et de deux jeunes filles. Ils avaient peu de meubles, mais énormément de vêtements de luxe. Ils avaient l’air sur la “go” », a relaté ce propriétaire qui a demandé à ce qu’on taise son identité.

Mokaddem a aussi vécu dans un chic penthouse du Plateau-Mont-Royal appartenant à un policier. Il y a six mois, le SPVM l’avait aussi arrêté pour extorsion, intimidation et harcèlement criminel. Son retour en cour était prévu en juin.