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Le Québec conservateur

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Les Québécois sont des conservateurs qui s’ignorent.

C’est la réflexion qui m’animait samedi dernier, alors que j’étais présent en tant que panelliste invité au congrès du Parti conservateur du Canada, à Saint-Hyacinthe.

Mythes

Contrairement à la croyance populaire, il n’y avait pas de champ de tir au beau milieu du tout nouveau centre des congrès. Pas plus que de séance de lapidations d’homosexuelles ou d’immolations au nom du droit du fœtus. Non, rien de tout ça.

J’y ai plutôt vu des militants qui ont à cœur les intérêts du Québec et qui partagent les mêmes préoccupations que la majorité.

Similitudes

C’est l’ancien lieutenant du Québec sous Stephen Harper, Denis Lebel, qui avait mentionné lors de la campagne de 2014 que les Québécois étaient plus conservateurs que ce qu’ils imaginaient. Des exemples ? Le ras-le-bol envers les peines de prison trop clémentes, la rigueur exigée dans la gestion des deniers publics, la fermeté envers les personnes liées à des activités terroristes, et bien plus encore.

Pourtant, depuis l’ère Mulroney, la mayonnaise ne parvient pas à prendre entre les tories et la Belle Province. Pourquoi ? Évidemment, il y a cette élite bien-pensante de gauche qui est omniprésente dans notre espace public et qui démonise systématiquement les conservateurs. Vous me direz que la frange un peu arriérée du parti qui est contre l’avortement ou le mariage gai ne fait rien pour aider et vous avez raison. Par contre, Andrew Scheer, malgré ses propres convictions, a garanti que ces vieux débats ne seraient jamais rouverts. Au final, il y a davantage de points de convergences que de divergences.

Entendons-nous sur une chose. Il y a loin de la coupe aux lèvres pour les bleus. Mais tout de même, le chef conservateur voit juste en tentant de séduire le Québec. Plus tôt que tard, parions que le Québec se redécouvrira un petit côté conservateur.