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Réseau de la santé: 100 M$ pour le soutien à domicile

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette
Photo d'archives, Agence QMI Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette

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Les services de soutien à domicile seront bonifiés de 100 M$ par année, a annoncé ce midi le ministre de la Santé Gaétan Barrette, ce qui devrait essentiellement permettre l’embauche d’environ 1500 intervenants supplémentaires.

De ce montant, 95 M$ seront destinés à l’embauche de professionnels, alors que 5 M$ seront consacrés à soutenir l’aide à domicile par le biais du Programme d’exonération financière de soutien à domicile.

Une autre somme de 300 000 $ sera aussi réservée pour soutenir le Comité provincial PAIR, un organisme à but non lucratif qui offre un service d’appels automatisés pour veiller sur la sécurité d’aînés qui résident à la maison.

«Nous sommes dans une situation d’embauche. Les budgets sont là. Que le mot se passe», a clamé Gaétan Barrette, devant un parterre de quelques centaines d’acteurs du milieu de la santé, en clôture du Forum sur les meilleures pratiques pour les usagers, les CHSLD et le soutien à domicile.

Le vice-président à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) Jean Lacharité a applaudi l’annonce du ministre. « [Le soutien à domicile] est la pierre angulaire de l’avenir du réseau de la santé », a insisté le représentant syndical.

Pénurie

Les quelque 1500 nouvelles embauches devraient comprendre tant des infirmières que des préposés aux bénéficiaires, ainsi que d’autres professionnels de la santé. Sauf que la pénurie de main-d’œuvre qui sévit dans plusieurs régions du Québec pose problème, concède le ministre.

«Vous touchez l’enjeu», a répondu M. Barrette, lorsque questionné quant aux nombreux postes non pourvus dans le réseau public.

«Tous les secteurs de la société sont en pénurie, a-t-il poursuivi. La santé aussi. Si on a un enjeu d’embauches, on va les prendre où? S’ils ne sont pas disponibles, ça passe par l’immigration.»

Le ministre a aussitôt détourné le tir vers la position de la Coalition avenir Québec, qui propose de réduire le nombre d’immigrants de 50 000 à 40 000 annuellement, en plus d’imposer de plus strictes conditions pour les nouveaux arrivants.

«Il va falloir une politique d’immigration bien organisée qui ne soit pas rébarbative, comme ce que je vois depuis hier à la CAQ. La CAQ est un danger pour le Québec», a accusé le ministre.

Jean Lacharité avance qu’au-delà de l’indisponibilité de la main-d’œuvre, ce sont les conditions de travail qui rendent ces emplois «pas très attractifs».

«Il y a une problématique de pénibilité dans le réseau actuellement. Il y a une surcharge de travail, a déploré le syndicaliste. Les PDG des CIUSSS doivent créer des conditions stables d’embauche. C’est là que [les postes] vont devenir attractifs.»