/sports/others
Navigation

Il convertit un 5 et demi en musée du sport

Un homme de Thetford Mines a même un chèque signé de Jackie Robinson

Le collectionneur Tom Bureau a créé un véritable musée d’articles de sport dans l’un de ses immeubles.
Photo Alex Drouin Le collectionneur Tom Bureau a créé un véritable musée d’articles de sport dans l’un de ses immeubles.

Coup d'oeil sur cet article

THETFORD MINES | Alors que la plupart des collectionneurs se contentent de remplir leur sous-sol d’objets rares, Tom Bureau a décidé de convertir l’un de ses appartements en véritable Panthéon des sports.

M. Bureau n’habite pas dans cet appartement de Thetford Mines, dans un de ses édifices à logement. Il n’y a que quatre meubles : une banquette, deux présentoirs d’exposition et une table dans la salle à manger lui permettant d’encadrer ses quelque 400 objets signés de la main de plusieurs sportifs.

Il est d’ailleurs impossible d’aller à la salle de bain sans lever la tête et regarder la dizaine d’objets qui s’y trouvent. Ne pensez pas regarder par les fenêtres, car celles-ci sont ornées d’objets de collection.

Dans son temple, il y a de tout pour les amateurs de sports. Chandails, photos, balles, rondelles, bâtons, pièces d’équipement, etc.

Dans ses nombreux objets, il possède cette photo de Maurice Richard et Gary Carter.
Photo Alex Drouin
Dans ses nombreux objets, il possède cette photo de Maurice Richard et Gary Carter.

Il possède même l’un des micros de Rene Rancourt, celui qui a interprété pendant plusieurs années les hymnes nationaux avant les rencontres des Bruins, à Boston et qui vient de prendre sa retraite.

« J’ai habité pendant quelques années au Massachusetts au début des années 2000 et la population a été gâtée avec la Série mondiale de 2004, qui a été remportée par les Red Sox, en plus de la dynastie des Patriots de la Nouvelle-Angleterre. C’est à ce moment que j’ai commencé à m’intéresser aux objets de collection », a raconté l’homme de 45 ans.

Il est difficile pour lui de savoir à combien est évaluée sa prestigieuse collection. « Aucun collectionneur ne va dévoiler le montant exact, car l’estimation peut varier d’une personne à l’autre », a-t-il précisé.

Chèque de Jackie

Le chèque signé par Jackie Robinson pour payer une pièce d’automobile est la pièce de collection préférée de Tom Bureau.
Photo Alex Drouin
Le chèque signé par Jackie Robinson pour payer une pièce d’automobile est la pièce de collection préférée de Tom Bureau.

 

Parmi les rares objets que l’on retrouve dans sa collection, il y a des chèques signés par Maurice Richard, Jean Béliveau, Ted Williams et Jackie Robinson.

Par exemple, Le Rocket a payé sa Visa Desjardins avec un chèque, le Gros Bill a payé Monsieur Steak, The Kid a payé son assurance-vie tandis que 42 payait une pièce automobile.

Le chèque du premier joueur noir de l’histoire du baseball, Jackie Robinson, est d’ailleurs l’objet qu’il préfère parmi toute sa collection.

« Jackie Robinson est associé au baseball, mais il fait partie de l’histoire et il est beaucoup plus qu’un simple joueur », a-t-il dit avec les yeux pétillants.

Il possède également une bouteille de champagne autographiée et qui a été bue par Brad Marchand lors de la Coupe Stanley en 2011.

Un homme généreux

Il n’est pas rare que M. Bureau fasse don de certaines de ses pièces uniques à des organismes comme Leucan pour que celles-ci puissent les vendre aux enchères.

D’ailleurs, il lui arrive fréquemment de recevoir un appel d’un parent lui demandant son aide afin de dénicher une photo autographiée d’un joueur de la trempe de Connor McDavid, Auston Matthews ou encore Sidney Crosby. M. Bureau se fait un plaisir de demander à ses contacts afin de trouver l’objet en question.

Les signatures les plus difficiles à trouver

Selon Tom Bureau, les signatures des personnalités prestigieuses décédées à un âge plutôt jeune sont rares sur le marché. C’est pourquoi il est difficile d’en trouver, selon lui.

  • Babe Ruth
  • Roberto Clemente
  • Valerie Kharlamov

Une histoire de Maurice Richard et de soupe

Parmi ses nombreux objets de collection, on retrouve une canne de soupe à l’effigie de Maurice Richard. M. Bureau a raconté qu’à la suite de l’émeute de 1955, plusieurs amateurs avaient cessé d’acheter la soupe Campbell, croyant qu’elle avait un lien avec le président de la Ligue de l’époque, Clarence Campbell. La compagnie a donc décidé d’apposer le nom du Rocket sur ses produits.