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Réponse à Alexandre Taillefer

Réponse à Alexandre Taillefer
Photo d'archives, Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC

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Mercredi matin, Alexandre Taillefer s’en est pris à mes collègues employés du Journal et à mes collègues pigistes.

 

Du grand n’importe quoi.

Môsieur Taillefer vient à peine de commencer sa carrière en politique que déjà il se drape dans le « C’est la faute aux vilains médias ». Misère. Va-t-il nous sortir, comme Vincent Marissal: « Je demande maintenant qu'on passe à autre chose » ?

Quand les journalistes de La Presse, du Soleil ou du Devoir se questionnent sur Môsieur Taillefer, ce sont de vaillants travailleurs de l’information.

Mais quand mes collègues et moi faisons la même chose, nous sommes des suppôts de l’Empire ?

Le caricaturiste Ygreck a eu le trait de crayon de génie habituel, en représentant Môsieur Taillefer en enfant faisant une crise du bacon, incapable d’être critiqué.

Il n’y a même pas une semaine, Môsieur Taillefer clamait haut et fort l’indépendance de ses journalistes (L’actualité et Voir). Mais les autres magnats de la presse sont d’horribles tyrans qui dictent à leurs subordonnés la marche à suivre ?

La semaine dernière, j’ai écrit sur Môsieur Taillefer cette entrée de blogue.

Je tiens à informer le principal intéressé que ce texte n’a pas été écrit sous la contrainte. Pas plus que mes textes sur Marissal, Lisée, Khadir, Nadeau-Dubois, Legault, Trudeau, Scheer, Plante, Coderre, Céline Dion, Gregory Charles ou Safia Nolin.

Alexandre Taillefer affirme qu'il s'est écrit 11 textes à son sujet dans les médias de Québecor. Aurait-il l'amabilité de nous faire parvenir un mémo nous disant quelle est la quantité acceptable de textes à son sujet ? Et s'il trouve qu'un jour on n'écrit pas assez à son sujet, ce serait bien aussi qu'il nous le fasse savoir.

Non mais, sérieusement, Je n’ai pas besoin de me faire dire d’écrire sur Alexandre Taillefer, ni quoi écrire sur Alexandre Taillefer. Je suis majeure et vaccinée et je n’ai pas besoin de me faire dicter une opinion pour en avoir une.

J’ai carte blanche au Journal depuis le premier jour. Ça vous surprend, Alexandre ?

Môsieur Taillefer affirmait au micro de Paul Arcand que les chroniqueurs du Journal devraient « se questionner sur leur impartialité ».

Comme mon collègue Nicolas Saillant, je me suis questionnée... et tout va très bien. Merci.