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Sommet du G7: niveau de menace «modéré» pour la ville de Québec

Citoyens et commerçants invités à «vaquer à leurs occupations normalement»

Le chef du Service de police de la Ville de Québec, Robert Pigeon, l'officier responsable des opérations pour la GRC, Christian Côté, et le porte-parole de la Sûreté du Québec, Jason Allard
Photo Jean-François Desgagnés Le chef du Service de police de la Ville de Québec, Robert Pigeon, l'officier responsable des opérations pour la GRC, Christian Côté, et le porte-parole de la Sûreté du Québec, Jason Allard

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À trois semaines du G7, la menace sur Québec est « modérée », selon le Service de police, qui s’attend à des provocations de manifestants mal intentionnés, mais qui recommande aux citoyens de vaquer à leurs occupations normalement.

Les autorités du G7 et les forces policières ont fait le point mercredi en conférence de presse sur l’aspect de la sécurité entourant le sommet du G7 qui se tiendra les 8 et 9 juin à La Malbaie, mais dont les principales manifestations sont attendues à Québec.

Le chef du Service de police de la Ville de Québec, Robert Pigeon, l'officier responsable des opérations pour la GRC, Christian Côté, et le porte-parole de la Sûreté du Québec, Jason Allard
Photo Jean-François Desgagnés

« En ce moment, la menace est modérée pour Québec. Ce qu’on a, c’est ce que l’on a à l’habitude », a indiqué le chef du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), Robert Pigeon.

« Ce sont des gens qui veulent exprimer leur opinion dans l’espace public. Cependant, il faut s’attendre à ce que ces groupes-là soient infiltrés par des gens plus mal intentionnés. »

Le chef du Service de police de la Ville de Québec, Robert Pigeon, l'officier responsable des opérations pour la GRC, Christian Côté, et le porte-parole de la Sûreté du Québec, Jason Allard
Photo Jean-François Desgagnés

Malgré tout, le commandement intégré pour la sécurité, formé du SPVQ, de la Sûreté du Québec (SQ) et de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), ne recommande pas aux citoyens d’adopter une conduite particulière.

Le chef Pigeon ne suggère pas non plus aux commerçants de placarder leurs vitrines et de barricader leur boutique.

Advenant le cas où la situation change, ils pourraient être appelés à ranger « tout ce qui peut devenir un projectile ».

Entre 8000 et 9000 membres des forces de l’ordre seront sur le terrain, a indiqué le chef. Ils seront plus visibles sur la Grande Allée et dans la haute ville.

Le chef du Service de police de la Ville de Québec, Robert Pigeon, l'officier responsable des opérations pour la GRC, Christian Côté, et le porte-parole de la Sûreté du Québec, Jason Allard
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Pas de périmètre

Ils seront prêts à agir en tout temps. Le chef a répété qu’il n’y aura aucun périmètre de sécurité, que les gens seront libres de circuler dans la ville.

Mais les policiers se réservent le droit de clôturer un secteur « spontanément et momentanément » pour assurer la sécurité.

« C’est notre travail de tenter de prévoir l’imprévisible. Il est impossible de dire si on s’attend à du grabuge et de parler d’endroits exacts. »

On a appris que l’édifice du parlement sera pour sa part clôturé comme lors des grands événements tels que la Saint-Jean-Baptiste. Cet édifice sera sous la protection de la SQ.

Le chef du Service de police de la Ville de Québec, Robert Pigeon, l'officier responsable des opérations pour la GRC, Christian Côté, et le porte-parole de la Sûreté du Québec, Jason Allard
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Des protestations dès le 7 juin

Des protestations s’annoncent pour le moment dès le 7 juin, a révélé M. Pigeon.

Contrairement à ce que le maire de Québec et le chef de police laissaient entendre dans les derniers jours, les décisions logistiques sur tout ce qui concerne la sécurité sur le terrain, à Québec, ne seront pas prises par la GRC, mais bien par le SPVQ, en collaboration avec la SQ.

Le chef du Service de police de la Ville de Québec, Robert Pigeon, l'officier responsable des opérations pour la GRC, Christian Côté, et le porte-parole de la Sûreté du Québec, Jason Allard
Photo Jean-François Desgagnés

« C’est ensemble que nous prendrons les décisions tactiques et opérationnelles », a soumis M. Pigeon.
La surveillance s’étendra au-delà du territoire québécois. Ainsi, des groupes violents en provenance de l’extérieur pourraient être refoulés aux frontières, comme lors du Sommet des Amériques. 

L’événement en chiffres

  • 3200 délégués
  • 400 employés
  • 2000 journalistes
  • Entre 8000 et 9000 membres des forces de l’ordre

► Pays autour de la table : Canada, France, États-Unis, Allemagne, Japon, Italie et Royaume-Uni + Union européenne

► Plusieurs représentants de pays invités logeront à Québec et feront l’aller- retour à La Malbaie