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Université du Québec en Outaouais: la consultation sur les violences sexuelles boycottée

Université du Québec en Outaouais UQO
Capture d'écran, Google maps

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GATINEAU – Des syndicats et associations étudiantes de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) boycottent une consultation sur les violences sexuelles, parce qu’ils jugent que la direction de l’université n’est pas assez transparente sur sa démarche.

Ils reprochent notamment à l’université de garder le secret sur la méthodologie qui sera utilisée pour mener l’enquête et de ne pas vouloir rendre publics les résultats lorsqu’elle sera complétée.

La Loi visant à prévenir et à combattre les violences à caractère sexuel dans les établissements d’enseignement supérieur, adoptée en décembre dernier à l’Assemblée nationale, oblige la consultation des associations étudiantes et les syndicats pour l’élaboration d’une politique.

«L'UQO n'a jamais pris au sérieux la lutte contre les violences sexuelles. Depuis le début, le Comité consultatif pour une communauté exempte de harcèlement, de violence et d'agression à caractère sexuel a manqué de transparence», a indiqué Marie-Josée Bourget, présidente du syndicat des chargés de cours de l’UQO, dans un communiqué.

Les associations étudiantes et les syndicats doutent de la véritable volonté des dirigeants de l’établissement et croient que cette «pseudoconsultation ne sert qu’à se conformer à la Loi».

De son côté, la direction de l’UQO ne s’explique pas cette sortie «qui ne fait que nuire à la cause de la lutte contre les violences sexuelles», dit-elle.

«Nous comprenons difficilement que nous puissions être accusés de manquer de transparence alors que nous nous sommes engagés dans un processus de consultation auprès de l’ensemble de la communauté universitaire; au total, 51 groupes ou individus ont été approchés pour y participer», déplore la direction.