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Médecins de famille: à 5 jours semaine, il n’y aurait aucun problème d’accès, dit Barrette

Periode des questions
Photo Simon Clark Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette

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Si les médecins de famille acceptaient de travailler cinq jours par semaine, les Québécois n’auraient plus de problème d’accès, affirme le ministre de la Santé Gaétan Barrette.

«Ça devient une question mathématique : c’est clair que s’il y avait cinq jours, X semaines de travail par année, il n’y en aurait pas de problème», a souligné Gaétan Barrette jeudi matin.

«Je pense que la population est à même de juger», a-t-il ajouté, tout en promettant de continuer à «mettre la pression» sur les omnipraticiens.

Le Journal dévoilait jeudi que 48% des médecins de famille travaillent quatre jours et moins par semaine. Parmi eux, 22 % sont entrés au boulot moins de 150 jours dans l’année, soit une moyenne de trois jours par semaine.

Le nombre de jours travaillés annuellement par les médecins est également en baisse depuis le début des années 2000.

Mettre l’épaule à la roue

Au cours de son impromptu de presse, le ministre Barrette en a profité pour rappeler que la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec s’était engagée à prendre en charge 85% de la population avant le 31 décembre 2017. Pourtant, le 1er avril, après un nouveau report, le taux de Québécois inscrits était seulement de 79,54%.

«Quand on connecte tous les points, ça fait un dessin qui montre que, peut-être que les gens ne mettent pas l’épaule à la roue suffisamment», a lancé Gaétan Barrette.

Salaire en cause?

Pour le Parti québécois, ce sont les augmentations salariales offertes par le ministre Barrette aux médecins au cours des dernières années qui les ont incités à se rendre moins disponibles.

« La preuve est faite ce matin : plus on donne de l’argent aux médecins, moins les patients ont accès à un médecin. C’est la preuve aussi que les mesures de M. Barrette n’ont pas fonctionné », dit sa critique en matière de santé, Diane Lamarre.  

De son côté, la CAQ a déploré le fait que les patients « paient le prix » de ce manque de disponibilité.