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Les gars de la radio au doré

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Depuis le 11 mai, dans la zone 8, et depuis hier dans la majorité des autres zones, il est possible de taquiner les percidés.

Le doré est la deuxième espèce la plus populaire au Québec, derrière la truite mouchetée. Cette dernière étant toutefois absente dans plusieurs secteurs au sud de la Belle Province, c’est le poisson jaune avec des gros yeux qui est le plus prisé des manieurs de canne.

Conseillers

Afin de vous présenter des trucs et des astuces variés et pour vous aider à déjouer les dorés qui vous ont fait rêver tout au long de l’hiver, j’ai demandé à quatre animateurs de radio bien connus de bien vouloir nous dévoiler les techniques qu’ils favoriseront lors de leur ouverture de pêche.

Peter MacLeod

Photo courtoisie

 

Le populaire animateur de la station CKOI, qui est à la barre de l’émission Le clan MacLeod, pourchasse les diverses espèces qui nagent dans nos eaux depuis plus de quatre décennies. Celle qu’il privilégie pour les combats est la mouchetée et celle qu’il préfère pour la qualité de sa chair est le doré.

Ayant sa licence de pilote et son avion, il peut se rendre là où il le souhaite. C’est d’ailleurs la météo qui lui indiquera jusqu’à quelle destination il pourra se rendre à l’ouverture. Le plan d’eau préféré de cet humoriste est le lac Manouane, en haute Mauricie. Son record à vie fut déjoué à la Baie-James, il pesait 7,75 kg (17 lb).

Au début de la saison, Peter concentre ses efforts à des profondeurs de 2 à 3,5 mètres (6 à 12 pieds). Il recherchera la proximité des structures, des sites rocailleux, des hauts-fonds, etc. Il tient également compte de la direction du vent qui pousse les micro-organismes vers la rive. Plus tard en saison, il favorisera le même genre d’endroits, mais plus en profondeur. Il débute habituellement sa journée en pêchant à la traîne avec un poisson-nageur et lorsqu’il les localise, il se sert d’un jig pour les capturer.

À titre d’anecdote, ce coloré personnage m’a raconté qu’alors qu’il pêchait en cuissarde dans une rivière, un ours s’est approché de lui sur la rive et a bouffé toutes ses prises. Peter ne pouvait rien faire sauf le regarder engloutir son souper.

Martin Dalair

Photo courtoisie

 

Du côté de Québec, il est possible d’écouter ce chic type qu’est Martin, en matinée, à la station WKND 91,9. Ce passionné est également animateur et producteur de l’émission de pêche qui se nomme Shore Lunch à RDS.

Dès sa jeunesse, Martin taquinait déjà l’omble de fontaine. Depuis qu’il a eu la chance d’attraper le poisson qu’il considère comme offrant la meilleure chair au monde, il y a plus de 20 ans, il rêve sans cesse d’y retourner pour se régaler d’un bon shore lunch de dorés.

Son site de prédilection est sans contredit le lac Albanel, qui est le deuxième plus grand lac d’eau douce de la province après le Mistassini. Son plus gros trophée faisait osciller la balance à 3,85 kg (8 ½ lb). Après l’avoir saisi entre les mailles de son épuisette, il l’a remercié, puis gracié. Il adore aussi se rendre sur le fleuve, l’automne, pour y combattre de beaux spécimens.

Au printemps, M. Dalair aime beaucoup pêcher avec le Natural Fish Suspending de la compagnie Bruno Morency. Il s’agit d’un jerkbait avec des billes à l’intérieur qui attire les poissons à longue portée. Ça représente bien, selon lui, les proies naturelles des plans d’eau. Il l’exploite en le récupérant par saccades ou à la traîne.

Martin précisait qu’il faut constamment s’ajuster en fonction des vents, de la température, de la profondeur et des éclosions. Il souligne qu’il n’y a pas de recette magique qui fonctionne en tout temps. À preuve, « il y a deux ans, j’étais à Baie Trinité. J’ai pêché le saumon une journée complète sans obtenir aucune touche. Le lendemain matin, mon fils William, âgé de 10 ans, attrapait un saumon de 6,35 kg (14 lb) après seulement 10 minutes de pêche!!! » explique ce passionné.

Philippe Lapeyrie

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Le sympathique chroniqueur vin et co-animateur de l’émission On est tous debout au 107,5 Rouge FM à Québec a commencé à pêcher la mouchetée à l’âge de six ans, en face de chez lui, à Moe’s River en Estrie.

« J’ai toujours cru que des filets de truite mouchetée cuits au beurre à la poêle étaient ce qu’il y avait de meilleur comme poisson au Québec. Ça, c’était jusqu’à ce que je goûte le doré, il y a une dizaine d’années...WOW ! Des filets en cuisson fish’n chips servis en symbiose avec un Riesling alsacien, germanique ou ontarien, c’est tout simplement divin », raconte-t-il.

« Le plus gros doré que j’ai attrapé, c’était il y a cinq ans, avec mon beau-père, près de La Tuque, à la pourvoirie du lac Repos. Il pesait 4 livres. Pour les pêcheurs expérimentés, ce n’est pas un immense spécimen, mais pour un gars comme moi, qui y va de façon sporadique seulement 5-6 fois par année, ç’a été une prise formidable et je vais m’en souvenir toute la vie », nous confie-t-il très humblement.

« Avec les années, on s’est rendu compte que notre gang de vieux chums ne représentait pas une grosse menace pour les poissons. C’est plutôt une bonne excuse pour passer du temps entre amis, pour rigoler, pour manger et pour tirer sur deux ou trois bouchons de bonnes quilles de vin ! » ajoute Phil.

Ma première sortie de pêche se déroulera cette année en famille. Ils adorent la pourvoirie du lac Rochu, à 40 kilomètres au nord de La Tuque. Les propriétaires y sont hyper accueillants et il y a de multiples plans d’eau où sont présents les dorés.

M. Lapeyrie connaît, depuis fort longtemps, des membres de la famille Breckenride qui distribue au Canada les leurres souples Mister Twister. Sa technique préférée consiste à se servir d’un super fil qui n’étire pas avec un bas de ligne invisible en Fluorocarbone Maxima de 8 livres de résistance. En fonction de la profondeur, du vent et du courant, il opte pour des têtes plombées de ¼ à ½ once qu’il garnit avec un Sassy Shad blanc et noir. Sinon, il choisit un Meenie ou un Double Tail de couleur voyante comme le chartreuse ou l’oranger et il y ajoute un ver de terre ou une sangsue.

Phil termine en disant : « La pêche est un passe-temps formidable et un peu comme dans le métier du vin, plus on en sait et plus on sait qu’on ne sait rien ! »

Michel langevin

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Celui qui anime d’une main de maître l’émission Du Sports le matin, à la station 91,9 sports, Michel Langevin, pourchasse son espèce préférée, le doré, depuis plus de trois décennies.

Les plans d’eau qu’il aime le plus exploiter sont dans la réserve faunique de La Vérendrye, soit la rivière Whiskey, le Dorval Lodge au réservoir Dozois et le fameux Cabonga où il a soutiré un superbe spécimen de 4,3 kg (9,5 lb). Il fréquente aussi le réservoir du Poisson Blanc en Outaouais où il fera son ouverture tardivement, car son horaire est trop chargé. À la fin mai, début juin, il optera normalement pour un poisson-nageur ou un Vite-Pris vert et violet, avec sangsues, qu’il laissera traîner dans 2 à 3 mètres de profondeur.

Au fur et à mesure que l’eau se réchauffera, il ralentit sa vitesse de présentation. Il recherchera alors des dénivellations, des hauts-fonds ou des bancs de sable immergés à des profondeurs de 5 à 7,5 mètres. Il fera nager un montage Vite-Pris avec sangsue ou il fera sautiller un Minnow Shad monté sur une dandinette avec une sangsue.

Michel rigolait en me racontant : « Mes deux plus gros dorés, je les ai échappés en pêchant seul parce que j’étais incapable de puiser. Ils étaient tellement gros oufffff ! »