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Un mariage parfait

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photo afp Andrei Vasilevskiy brille devant le filet du Lightning depuis le début des séries éliminatoires.

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La première saison d’Andrei Vasilevskiy comme gardien numéro un du Lightning de Tampa Bay s’est déroulée à merveille.

Il est candidat au trophée Vézina grâce à ses 44 victoires, dont huit par jeux blancs et, maintenant, il se retrouve à une victoire de la finale de la Coupe Stanley, tout ça à l’âge de 23 ans.

Vous ne trouverez personne de surpris des prouesses du gardien russe chez le Lightning parce que ça fait maintenant quatre ans qu’il joue avec cette équipe et ce choix de première ronde en 2012 répond parfaitement aux attentes.

Un exceptionnel

Depuis son arrivée chez le Lightning, c’est l’entraîneur des gardiens, Frantz Jean, qui travaille avec lui de façon quotidienne.

Aujourd’hui, si Vasilevskiy est candidat au trophée Vézina, c’est qu’il est au sommet de son art et qu’il était prêt à prendre plus de responsabilités.

« Ce qu’il faut également comprendre, c’est qu’Andrei a un talent exceptionnel qu’on ne voit qu’une fois par dix ans, explique Jean. Il fait partie des gardiens générationnels comme Marc-André Fleury et Carey Price. La différence toutefois, contrairement aux deux premiers, c’est qu’il devait s’ajuster au jeu nord-américain, donc être meilleur en maniement de rondelles, sorties du filet, circulation devant lui et en tirs déviés. Ce n’est évidemment pas aussi fréquent sur une grosse patinoire. Ensuite, il a fallu qu’il gère mieux les hauts et les bas qu’il y a après une défaite et une victoire, surtout qu’il avait de la difficulté à accepter des contre-performances. C’est là où Ben Bishop l’a beaucoup aidé à gérer ses émotions en regardant comment Ben se comportait dans la victoire et la défaite. »

Une adaptation rapide

Cette adaptation n’a pas été très compliquée parce que le gardien du Lightning ne souhaitait qu’une chose et c’était de réussir. Reste qu’encore aujourd’hui, l’entraîneur-chef est très impressionné par la capacité d’adaptation de Vasilevskiy.

« On ne prend pas assez conscience des nombreux défis qu’il a eu à affronter : changer de culture, apprendre une nouvelle langue et bien comprendre tout ce qui se passe autour de vous, souligne Jon Cooper. Andrei a même eu le temps d’avoir un enfant à travers tout ça. Ça fait de lui un joueur spécial et je m’en voudrais de ne pas souligner le travail exceptionnel que Frantz Jean a fait avec lui au cours des dernières années. »

Et c’est vrai. Pour amener un gardien à un autre niveau, il faut que la relation avec l’entraîneur des gardiens soit parfaite. C’est justement ce qui est arrivé dès le premier contact entre les deux hommes.

« On a connecté très vite, affirme Jean. J’étais présent [à Pittsburgh] lorsqu’on la repêché. On s’est vite compris, même si on ne parlait pas la même langue. Je connais aussi son agent, Sasha Tischner, depuis longtemps, donc il a servi d’interprète. Par la suite, lors des premiers entraînements, on parlait le même langage, soit celui du hockey, qui est universel. Ce qui a fait que les choses se sont bien déroulées, c’est qu’on a toujours été sur la même longueur d’onde. Ce que j’exige. Il voulait la même chose, soit l’intensité maximale dans tout ce qu’on pratique et aussi la précision. Son éthique de travail est exceptionnelle. »

Pourquoi lui ?

Donc, personne chez le Lightning n’est surpris des prouesses de Vasilevskiy présentement. C’est que, depuis un très jeune âge, il a été placé devant des défis qu’il a toujours surmontés à tous les niveaux.

« Depuis l’âge de 15 ans, il a fait face à des gros challenges, que ce soit le Championnat du monde junior, senior, en finale de la coupe Stanley en 2015 et une finale de conférence en 2016, mentionne Jean. Il a appris très vite et très tôt dans des situations difficiles où il remplaçait Ben Bishop au pied levé. C’est un gars qui veut gagner et qui ne joue pas pour perdre le match. C’est une grande qualité pour un gardien numéro un. »

UNE PREMIÈRE ?

C’est arrivé 21 fois dans l’histoire d’une finale d’association qu’une équipe remporte les deux premiers matchs de la série sur la route. Les 21 fois, l’équipe qui a réalisé l’exploit a remporté la série. Cette fois, on dirait bien que les Capitals vont réécrire l’histoire en devenant la première équipe à perdre la série dans un tel contexte. En passant, les Capitals ont très peu de succès avec une avance de deux matchs dans une série (2-0 ou 3-1), comme le démontre leur fiche de 13-42 dans un tel contexte. Étrange comment le passé d’une concession semble toujours rattraper le présent. Il faut dire que les Capitals ont été les meilleurs la plupart du temps, mais Andrei Vasilevskiy est un mur qu’ils ont beaucoup de difficulté à déjouer.

LES RANGERS TENACES

Les Rangers devraient confirmer l’arrivée de David Quinn derrière le banc de l’équipe cette semaine. Après avoir rejeté l’offre des Rangers il y a 14 jours, Quinn n’a pas été en mesure de résister à la deuxième. Il faut dire que cet entraîneur à Boston University faisait plus de 600 000 dollars par saison, si on inclut son compte de dépenses bien nourri et un véhicule fourni. Entraîneur-chef de cette formation depuis 2013, Quinn n’allait pas quitter le confort de BU juste pour une bouchée de pain et c’est pourquoi les Rangers ont été forcés de se montrer un peu plus généreux.

RELEVER LES STANDARDS

Le président des Bruins, Cam Neely, a été très clair la semaine dernière sur le travail des arbitres. Il souhaite que les dirigeants de la LNH se penchent sur leur travail en séries et trouvent des solutions pour améliorer les prises de décisions sur la patinoire. Ce n’est pas bête comme idée alors que ce qui circule présentement dans la ligue, c’est que le jeu est trop rapide. Il ne faudrait pas ajouter un autre officiel sur la glace, selon moi, mais on devrait donner un peu plus de pouvoir aux juges de lignes. Pas leur donner le pouvoir de donner des pénalités nécessairement, mais en leur permettant de se prononcer sur toutes les décisions qui sont prises sur la glace. Malheureusement pour Cam Neely, même ses joueurs ont plongé en séries (voir Zdeno Chara contre Tampa) et ça cause un problème majeur. Les juges de lignes devraient avoir un mot à dire dans un tel contexte.