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Faire partie du vent de changement

Luc Brodeur-Jourdain
Photo d'archives Chantal Poirier Luc Brodeur-Jourdain

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MONTRÉAL – Luc Brodeur-Jourdain et Martin Bédard ont souvent été sollicités par les représentants des médias, au cours des dernières années, pour expliquer les déboires des Alouettes de Montréal. Sans sortir la cassette, ils ont fait face à la musique, mais ils ont bien l’impression que cette année, ils n’auront pas besoin de rembobiner.

Après la saison de misère des Oiseaux, ils auraient pu décider d’annoncer leur retraite, mais leur désir de faire partie d’un air de changement et aussi le plaisir qu’ils ont de se retrouver sur le terrain les ont convaincus de revenir.

«Quand je suis arrivé avec les Alouettes (en 2009), nous avions fini avec une fiche de 15-3. Il n’était pas question de quitter le bateau après une saison de 3-15, a lancé Brodeur-Jourdain, joueur de ligne offensive. Ça m’aurait laissé un goût amer dans la bouche pour probablement le restant de ma vie.»

«Je pense que j’ai reçu énormément des vétérans quand je suis arrivé et j’ai appris ce que c'était d'être un professionnel sportif. De pouvoir partager cette expérience-là avec des jeunes joueurs pour qu’un filon du passé se perpétue dans le futur, c’est important pour moi.»

Pour Bédard, qui était capitaine des unités spéciales l’année dernière, c’est le plaisir avant tout.

«J’essaie toujours d’être le plus franc possible et dire ce que je pense. L’équipe me tient vraiment à cœur. Pour moi le football c’est le fun et on dirait que ce l’est encore plus cette année, a mentionné Bédard.

«Je ne dis pas que je n’ai pas eu de fun l’an passé parce que j’en ai toujours eu. Si je n’avais pas eu de fun, ça fait longtemps que j’aurais arrêté. Le matin que je vais me lever et que ça ne me tentera pas d’y aller, ça va être la fin.»

Les Alouettes 2.0

Interrogé à savoir si l’arrivée de Mike Sherman à la barre de l’équipe, des nouveaux entraîneurs ainsi que ses nouveaux joueurs allait permettre à la formation montréalaise de tourner le coin et de regarder vers l’avant, les deux vétérans sont unanimes.

«Nous avons eu des saisons difficiles, mais c’est derrière nous, a indiqué Bédard. Le travail a été fait pour revamper l’équipe sur le terrain et en dehors du terrain et ça se fait déjà sentir.»

«Présentement, l’énergie est bonne. Pour être honnête, il y a vraiment une bonne chimie dans le vestiaire. Une chimie qu’on retrouve habituellement rendue à la mi-saison. Ça s’est vraiment développé rapidement. Je suis même surpris de voir avec quelle rapidité, on a pu créer des rapprochements.»

De son côté, Brodeur-Jourdain se dit impressionner par le groupe de porteurs de ballon.

«On a peut-être trouvé un tandem fonctionnel pour une bonne attaque terrestre, a-t-il argué. Elle était déjà productive, mais on peut la bonifier. On peut donner le ballon 30 fois à Tyrell Sutton dans un match, mais ça risque d’être fatigant un peu pour lui. Si on peut avoir un tandem explosif, ça peut juste fatiguer la défensive adverse. Collectivement en tant qu’attaque, notre but c’est d’enlever le maximum de pression sur les épaules d’un jeune quart-arrière.»