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La révolution se fait 3 fois par jour et localement: rencontre avec un agriculteur visionnaire

«L’entrepreneuriat et le développement social ont plus d’avenir que le capitalisme.»

La révolution se fait 3 fois par jour et localement: rencontre avec un agriculteur visionnaire
Crédit photo: Alex Chabot

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«La révolution ne sera pas télévisée» comme l’a proclamé le poète américain Gil Scott-Heron, mais elle devra certainement passer par nos assiettes.

Pour l’agriculteur, conférencier et auteur Jean-Martin Fortier, qui était présent au C2 Montréal, il est évident que le système agroalimentaire actuel représente une menace pour l’environnement, notre santé et même l’économie. 

Avec leur microferme située en Montérégie, l’entrepreneur et sa conjointe Maude-Hélène Desroches démontrent qu’il est possible de rentabiliser la culture bio et écologique à petite échelle tout en offrant des prix compétitifs. 

Pour y parvenir, les producteurs doivent revoir leurs méthodes. Il faut également que les citoyens modifient leurs habitudes de consommation.

C’est en cultivant une proximité avec le consommateur et en éliminant tous les intermédiaires, qui sont les seuls à réellement profiter des économies d’échelle de l’agriculture de masse, que Jean-Martin peut réaliser des ventes de plus de 150 000 $ et nourrir plus de 200 familles. 

À terme, il souhaiterait que ce modèle d’affaires axé sur le communautaire soit reproduit partout dans le monde, et que l'on remplace «l’agriculture de masse par l’agriculture par la masse».

Nous avons eu l’occasion de nous entretenir avec lui après son inspirante allocution au C2. Voici un petit aperçu de la capsule vidéo qui sera diffusée sous peu. 

 

Au vu de la situation mondiale en matière de surproduction et de surconsommation, comment fait-il pour rester optimiste?

«Quand on ne regarde pas la situation mondiale et qu’on regarde plutôt la situation locale au Québec et comment les choses avancent avec l’agriculture locale et biologique... C’est une vague qui est un tsunami inarrêtable, qui s’en vient et qui ne fait que grossir.»

Quel est le rôle du consommateur dans cette vision de l’agriculture?

«Trois fois par jour, quand tu manges, tu fais un choix responsable de t’alimenter avec un producteur que tu connais ou d’une source qui travaille avec la biologie, l’environnement et l’agriculture à échelle humaine. Tu vas avoir du plaisir à le faire et tu vas te sentir mieux dans ton corps, parce tu vas arrêter de manger des insecticides, des pesticides et tous les “cides”.» 

Le capitalisme et le développement durable peuvent-ils faire bon ménage?

«L’entrepreneuriat et le développement social ont plus d’avenir que le capitalisme. L’objectif du projet, ce n’est pas juste d’engranger des profits records, c’est de faire une contribution au monde dans lequel on vit. De créer une richesse qui ait plus qu'une simple valeur monétaire.»

S’il y avait une chose à demander aux gouvernements, qu'est-ce que ce serait?

«Décentraliser le pouvoir le plus possible afin de le redonner aux communautés et aux régions. Je leur enlèverais la responsabilité de tout changer.»

Que pense-t-il des OGM?

«On sacre ça dans les poubelles! On n’en a pas besoin. Ce n’est qu’une gimmick pour que les grandes compagnies semencières fassent de l’argent. Puis, après ça, on nous ment pour nous dire que c’est pour nourrir la planète, quand c’est complètement faux.»  

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