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Laos: méconnu et abordable

Le roi du Laos Sisavang Vong (1885-1959) n’a pas eu une existence banale ou tranquille. Formé à la française, il demeurait fidèle aux traditions maritales royales de son pays. Il a eu 50 enfants seulement. C’est peu puisqu’il a eu jusqu’à 15 épouses différentes (dont certaines étaient ses demi-sœurs). Il a connu les deux guerres mondiales, une invasion japonaise, un coup d’État, puis une révolte communiste.Tout un curriculum !
Photo courtoisie Le roi du Laos Sisavang Vong (1885-1959) n’a pas eu une existence banale ou tranquille. Formé à la française, il demeurait fidèle aux traditions maritales royales de son pays. Il a eu 50 enfants seulement. C’est peu puisqu’il a eu jusqu’à 15 épouses différentes (dont certaines étaient ses demi-sœurs). Il a connu les deux guerres mondiales, une invasion japonaise, un coup d’État, puis une révolte communiste.Tout un curriculum !

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Je me souviens : à la limite de la Thaïlande, dans le dangereux Triangle d’or (prisé par les trafiquants de drogues), j’admirais le grand fleuve Mékong qui perçait vers cette contrée magnifique. Et je me suis dit que le Laos, franchement, était négligé, sous-estimé... et que je me promettais d’en parler. Mais je n’ai pas vraiment tenu parole... Pouvez-vous croire que depuis quatre ou cinq ans que je signe cette chronique, jamais je n’ai encore consacré l’une d’elles exclusivement au Laos ? Je corrige cette négligence aujourd’hui.

Comment se fait-il que l’on soit si peu à visiter le Laos, cet État relativement sécuritaire, accueillant et très abordable ? Plus abordable que Cuba ! Certains voyagistes québécois offrent des périples organisés tout inclus pour environ 1400 $.

Le Patuxai ou Porte de la Victoire est un monument qui pastiche l’Arc de Triomphe… sauf qu’on y célèbre les combattants qui ont pris les armes contre la France !
Photo courtoisie
Le Patuxai ou Porte de la Victoire est un monument qui pastiche l’Arc de Triomphe… sauf qu’on y célèbre les combattants qui ont pris les armes contre la France !

Peu bruyant, politiquement peu dérangeant, ce petit pays s’est mis à l’abri du pire des guerres qui ont ensanglanté ses voisins cambodgiens et vietnamiens, que l’on appelait jadis l’Indochine française. En fait, la guerre a déchiré le pays ici aussi, notamment en opposant les communistes aux procapitalistes, mais rien d’aussi catastrophique (génocidaire) que chez les voisins.

Secret bien gardé

C’est comme si en se faisant oublier, le Laos s’était effacé de la carte du monde dans les esprits. Par ailleurs, quand je dis Laos à des gens que je rencontre, ils restent bouche bée, ils ne savent pas trop où c’est... Quant au nom de la capitale, Vientiane, combien parmi vous ne l’ont jamais entendu ou lu ? Eh bien, je dis : profitez-en pendant que ça dure ! Le mot va se passer et les prix monter.

Le roi du Laos Sisavang Vong (1885-1959) n’a pas eu une existence banale ou tranquille. Formé à la française, il demeurait fidèle aux traditions maritales royales de son pays. Il a eu 50 enfants seulement. C’est peu puisqu’il a eu jusqu’à 15 épouses différentes (dont certaines étaient ses demi-sœurs). Il a connu les deux guerres mondiales, une invasion japonaise, un coup d’État, puis une révolte communiste.Tout un curriculum !
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Les Laotiens ont leur propre langue distincte. Mais le profane doit avoir une bonne oreille pour faire la différence entre cet idiome et le vietnamien ou le cambodgien. Ce pays communiste est doté d’infrastructures modernes. Il y a un grand nombre d’hôtels. Les Français et les Asiatiques sont les premiers touristes. Très, très peu de Québécois... pour l’instant.

J’ose espérer que ça va changer.