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La première année de garderie et son tsunami de microbes

Les hauts et les bas de la vie de maman, racontés avec franchise et autodérision

« Moi qui croyais dur comme fer bénéficier d’un système immunitaire béton... »
Illustration Nathalie Samson « Moi qui croyais dur comme fer bénéficier d’un système immunitaire béton... »

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L’autre jour, en revenant d’aller chercher le petit à la garderie, mon mari m’informe que deux petits amis de son groupe sont atteints du pieds-mains-bouche. Ayant déjà googlé toutes les maladies infantiles possibles et imaginables (les moms font toutes ça, non?), je n’ai pas pu me retenir de soupirer un « câliss » bien senti.

Vous me direz qu’il y a pire que le PMB dans la vie, mais avec l’hiver qu’on a eu, vous comprendrez que j’en ai mon voyage des microbes qui viennent troubler la quiétude de la maisonnée.

Je vous mets en contexte. L’été dernier, Petit-poulet-des-îles a commencé à quitter le cocon familial quotidiennement pour aller s’épivarder avec d’autres petits humains de son âge pendant que maman et papa bossent pour ramener du bacon (ou du foin, pour les véganes) au foyer. Moi qui croyais dur comme fer bénéficier d’un système immunitaire béton, ben non. Depuis un peu plus de six mois, les sinusites, bronchites, otites se succèdent au rythme des sautes d’humeur d’un terrible two sur un rush de sucre.

Oui, on me l’a déjà dit. La première année de garderie, c’est la pire. Mais ça, on ne le réalise pleinement qu’en ayant un petit qui en fréquente une, garderie.

Grano en puissance

Il faut avouer qu’on a quand même eu droit à un petit répit. Dix jours de quiétude immunitaire pendant nos petites vacances en famille. Petit coco a bien trouvé le moyen de se claquer une conjonctivite, mais c’est de la petite bière comparé à ce qui nous attendait au retour. Avant même la fin de la première semaine de garderie, fièvre, toux et nez qui coule nous attendaient dans le détour. Joie.

Résignée, j’ai dû passer en mode solutions. Aux grands maux les grands moyens.

La maternité a fini par faire de moi une grano en puissance. Désormais, j’investis allègrement dans la prévention des petits maux en boostant le système immunitaire familial à grand coup de probiotiques, de charbon activé, d’huile d’origan. Power food naturo-bio-vegan-non-GMO? J’en ai plein la pantry. Dès l’apparition d’un symptôme douteux, je me précipite comme une déchaînée dans ma boîte d’huiles essentielles pour concocter une synergie qui saura venir à bout de ces virus du démon. Sorcière 3.0 je suis.

Mais...

Si ça fonctionne?

Le petit l’a quand même attrapé, le pieds-mains-bouche.

Ne devient pas sorcière qui veut, mais la maternité, ça te pousse parfois à te découvrir de nouveaux talents insoupçonnés.