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Alouettes : Jean-Gabriel Poulin, comme «une éponge»

Alouettes : Jean-Gabriel Poulin, comme «une éponge»
Photo Agence QMI, DAVID LIPNOWSKI

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MONTRÉAL | Il y a quelques mois, Jean-Gabriel Poulin était un secondeur universitaire peu connu du public québécois. Aujourd’hui, l’athlète originaire de Saint-Nicolas participe à un premier camp d’entraînement professionnel avec les Alouettes de Montréal, une bague de la Coupe Vanier au doigt.

Ayant porté les couleurs des Mustangs de l'Université Western, Poulin a terminé son parcours universitaire en beauté, remportant le titre national aux dépens du Rouge et Or de l’Université Laval en novembre dernier. Il a ensuite été sélectionné par les Alouettes au 23e rang lors du dernier repêchage de la Ligue canadienne de football.

Dimanche, au terme de l’entraînement de l’équipe aux abords du Stade olympique, le joueur défensif rayonnait, malgré le temps maussade. «C’est une belle expérience, a affirmé Poulin d’entrée de jeu. Je suis content d'être et j’essaie d’absorber le plus d'informations possible, d’être une éponge.»

Adaptation rapide

Pour certains, faire le saut d'un programme universitaire au football professionnel est difficile. La recrue voit toutefois plusieurs similitudes entre les deux niveaux et y voit un bon point de départ pour poursuivre son développement personnel.

«Le football reste le football. Ultimement, ce sont les mêmes valeurs qui sont mises de l’avant. C’est le travail, la persévérance et l’éthique de travail. Il y a une différence au niveau de la vitesse et de l’exécution, mais je me sens à l’aise sur le terrain.»

«Le niveau de compréhension doit être au maximum si tu veux être capable d’exécuter les jeux. Les gars exécutent tellement bien avec une grande précision que si tu doutes, tu ne seras pas au bon endroit au bon moment.»

Poulin est toutefois bien au fait de sa place dans l’organigramme de l’équipe et de la réalité du football canadien, dans lequel les unités spéciales sont pratiquement un passage obligé pour les jeunes joueurs.

«Je ne me mets pas trop d’attentes. Je vais donner mon 100 %, et m’assurer d’être bien préparé. Ce sera ensuite aux entraîneurs de me trouver une place, que ce soit en défensive, sur les unités spéciales ou sur le banc», a rigolé l’espoir.

Un système qui fait l’unanimité

Bien qu’il s’agisse d’une première expérience dans le football professionnel pour lui, Poulin est d’avis que la cohésion se fait rapidement sentir au sein d’un groupe défensif, qui a subi de nombreux changements depuis la dernière saison.

Ainsi, Tommie Campbell, Hénoc Muamba, Joe Burnett, Dominique Ellis, Jamaal Westerman et Alan-Michael Cash ont entre autres grossi les rangs de l’unité défensive.

En ajoutant à ces nouveaux venus un changement d’entraîneur-chef, puis de coordonnateur défensif quelques jours avant le début du camp d’entraînement, il y aurait lieu de croire que la préparation de la brigade aurait pu être compromise.

S’il faut se fier aux athlètes, ce n’est pas le cas. Le système mis en place par l’instructeur Rich Stubler, qui a hérité du rôle de coordonnateur lorsque Khalil Carter a remis sa démission, semble faire l'unanimité.

«Tout le monde s’entraide et on s’assure d’être tous sur la même page. Tout le monde a adhéré dans ce que le "coach" Stubler essaie de mettre en place. Le football, c’est d’avoir 12 gars qui travaillent ensemble sur le terrain, et je constate que c’est ce que nous avons en ce moment.»

«On a un groupe d’entraîneurs hyper compétents et tout le monde pousse dans la direction proposée», a quant à lui avancé Jean-Samuel Blanc, qui se dit optimiste en vue de la saison.

En bref

John Bowman a obtenu une journée de congé, lui qui a été blessé légèrement à la cheville samedi.

L’entraîneur-chef Mike Sherman n’a toujours pas pris de décision quant à l’identité de son quart-arrière partant pour la saison, ni de celui qui entamera la rencontre préparatoire de jeudi contre le Rouge et Noir d’Ottawa, à la Place TD.