/news/currentevents
Navigation

Martin Gagnon a été abattu par 7 projectiles, dont un au visage

Des policiers de Québec avaient abattu l’automobiliste Martin Gagnon sur le boulevard Charest au terme d’une poursuite.
Photo d’archives, agence qmi Des policiers de Québec avaient abattu l’automobiliste Martin Gagnon sur le boulevard Charest au terme d’une poursuite.

Coup d'oeil sur cet article

L’homme en « psychose » qui a été abattu par les policiers de Québec sur l’autoroute Charest le 27 décembre 2016 après les avoir menacés avec une machette a été atteint de sept balles, dont une en plein visage.

Dans la nuit du 27 décembre 2016, un ami de Martin Gagnon alerte les policiers de Lévis parce que ce dernier n’est « pas dans son état normal et tenait des propos incohérents ».

Un second appel est ensuite fait pour une conduite dangereuse et une poursuite est lancée.

Les policiers de la SQ prennent ensuite le relais sur le pont Pierre-Laporte et utilisent même un tapis clouté pour tenter d’arrêter le conducteur.

Puis, la police de Québec a également pris le relais, et une collision entre la voiture de M. Gagnon et celle du SPVQ est initiée.

Selon le rapport du coroner Donald Nicole, une hache est même lancée en direction des policiers avant qu’une collision mette fin à la poursuite sur l’autoroute Charest. L’homme de 39 ans est alors sorti de son véhicule avec « un couperet de boucher » pour attaquer et blesser une policière à l’épaule.

Trois policiers du SPVQ tirent à ce moment à 12 reprises en direction de Martin Gagnon avec leur arme de service. Le forcené s’écroule au sol.

Autopsie

L’autopsie faite sur Martin Gagnon a révélé qu’il a été atteint par sept des douze projectiles d’arme à feu. L’une de ces balles, qui a atteint le forcené « au visage, sous l’œil droit » a causé les blessures mortelles. Au moment des faits, Martin Gagnon n’était ni sous l’influence de l’alcool ni de la drogue.

L’homme avait été hospitalisé à peine trois jours avant les faits. Il refusait toutefois de prendre sa médication pour des problèmes de bipolarité et épisode psychotique maniaque. Le coroner Nicole estime que M. Gagnon était alors « en psychose ».

Le Bureau des enquêtes indépendantes avait mené l’enquête et a déposé un rapport au DPCP un an plus tard, mais ce dernier est toujours à étudier le dossier pour déterminer si des accusations seront déposées.