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Rentabiliser sa voiture pour faire face au prix de l’essence

Rentabiliser sa voiture pour faire face au prix de l’essence
Illustration fotolia

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Avec le prix de l’essence, qui frôle les 1,50 $, impossible d’ignorer l’impact d’une voiture sur notre budget. Comme moi, vous tentez peut-être de limiter les dépenses en utilisant davantage votre vélo (il fait enfin soleil !) ou le transport en commun.

Diminuer l’usage de sa voiture ne peut toutefois rien contre le fait que votre véhicule continue de cumuler les dépenses, même stationné. Sa dépréciation, les coûts d’immatriculation et d’assurance de même que l’espace de stationnement utilisé ne diminuent pas avec votre kilométrage. La solution pour contrer les dépenses qu’engendre une voiture ? Utiliser les solutions technologiques pour générer des revenus en tout temps avec votre véhicule.

Turo

Turo fonctionne un peu comme Airbnb en vous permettant de mettre votre voiture en location lorsqu’inutilisée. Vous pouvez ainsi offrir aux touristes et autres chauffeurs occasionnels de prendre possession du véhicule chez vous ou de le leur livrer, moyennant des frais. Vous pouvez également définir le prix de location selon les recommandations de la plateforme et le modèle du véhicule.

Fait intéressant, Montréal est l’une des villes canadiennes où l’offre sur Turo est la plus développée avec plus de 1000 véhicules disponibles.

Côté assurances, Turo affirme offrir la couverture pendant la location, ce que confirme le site web de son partenaire Intact Assurance. Ainsi, louer votre voiture ne devrait techniquement pas affecter le coût de votre police. Niveau revenu, on affirme qu’une voiture louée peut rapporter en moyenne 500 $/mois. Vous devrez toutefois déduire la dépréciation et les frais d’entretien du véhicule découlant de la distance parcourue.

Uber Eats

Le service de transport de personnes UberX a alimenté plusieurs débats, mais son petit frère visant la livraison de repas, Uber Eats, est passé relativement inaperçu. Toutefois, il demeure intéressant pour ceux qui désirent générer un revenu d’appoint.

Les conditions d’admission, notamment l’âge du véhicule (moins de 20 ans par rapport à 10 ans pour UberX) rendent celui-ci plus accessible. Si le service à la clientèle ne vous intéresse pas, vous pourrez aussi conduire en écoutant votre musique préférée sans importuner vos passagers. La paie varie quant à elle grandement selon l’heure et la zone où vous vous situez. Les chauffeurs rencontrés l’estiment entre 8 et 20 $/heure une fois les dépenses de base couvertes. Fait à noter, il est aussi possible de livrer des repas via ce service à vélo.

Autres services

Selon le temps dont vous disposez, l’économie du partage et l’essor du travail autonome offrent une foule d’autres opportunités de monnayer votre véhicule. Il est possible de covoiturer dès que vous avez à vous déplacer grâce aux applications Amigo Express et Kangaride. Boostmi permet de son côté de jouer les bons samaritains et d’offrir le survoltage aux conducteurs mal pris autour de vous.

D’autres services permettent de faire de la livraison de colis sur de courtes distances. Bref, les possibilités pour transformer votre voiture en entreprise sont pratiquement illimitées.

Conseils

  • Utiliser sa voiture peut sembler contre-productif. Toutefois la plus grande dépense, et le plus grand poids écologique résident dans l’acquisition d’un véhicule. Une fois que le mal est fait, rentabiliser son véhicule permet de limiter le nombre de voitures mises en service.
  • Plusieurs des options présentées sont aussi disponibles pour les cyclistes (sauf le covoiturage bien sûr). Il est donc possible de profiter de ces sources de revenus sans les dépenses qui vont avec.
  • Pensez finalement à inverser la situation. Si vous songez à acheter un véhicule, pourquoi ne pas plutôt utiliser le covoiturage, l’autopartage et une location occasionnelle sur Turo pour éviter le poids financier de posséder un véhicule.