/lifestyle/columnists
Navigation

Finalement en mode été

Finalement en mode été
Illustration Nathalie Samson

Coup d'oeil sur cet article

Ça aura pris du temps, mais je suis finalement en mode été. Ça sent le BBQ partout, c’est les finales de la Coupe Stanley : Go Vegas ! Qui aurait cru dire ça un jour ? J’ai tondu mon gazon pour la première fois de l’année. J’aime ça quand il a la même coupe de cheveux que moi. Ça sent bon dehors, le monde est plus souriant, le soleil se couche tard... On est en business pour les prochains mois.

J’aime bien l’hiver, mais y a rien qui bat l’été. Je suis en shorts jusqu’en septembre, sauf pour mes shows. Oui, même quand il pleut, on reste en shorts. Même mes sous-vêtements sont rangés. Mais ça, c’est un autre sujet et je vous laisse « dealer » avec l’image.

On a tellement été enveloppés longtemps dans nos manteaux cette année que j’ai décidé d’en porter le moins possible. J’attends le vent frais de fin septembre pour me ramener à la réalité.

Le réveil

Je suis convaincu que vous êtes comme moi. On a vraiment l’impression de recommencer à vivre au début du mois de juin. C’est comme si on sortait de notre hibernation étape par étape. La première crème glacée (un blizzard pour moi). La première slush qui donne la langue bleue et la crampe au cerveau qui va avec. On dirait que chaque stand à patate m’appelle et ça prend toute ma volonté pour y résister.

C’est pas des farces, je pense que je mangerais de la poutine et deux pogos tous les jours, sans même me poser de questions sur la composition chimique de la saucisse et de la pâte qui l’enrobe. Mon corps s’en fout, car il commence à relaxer et se dit : « M’a ben finir par éliminer ça un moment donné ! ».

L’été a tellement pris de temps à arriver que mon enthousiasme met déjà du trouble dans mon horaire. J’ai envie de tout faire. Je veux me joindre à une ligue de baseball. J’ai même envie de participer à des tournois de mini-putt. Et pourquoi pas jouer à la pétanque avec les vieux du parc Rosemont ? J’ai le goût de rouler en ville en Bixi.

Cette saison finalement chaude me donne une surdose d’euphorie. L’autre jour, j’ai été pris dans le trafic de Montréal pendant 1 h 30 et suis resté calme. Je m’en foutais, car j’étais juste bien à écouter de la musique avec la fenêtre baissée et le soleil qui plombait sur mon bras gauche. Là, j’ai un petit problème, car il faut que je trouve une façon de faire bronzer celui de droit pour matcher l’autre.

Les petites joies

Après avoir passé l’un des pires hivers de ma vie, j’ai à coup sûr décidé de profiter de chaque seconde de cet été. J’ai sauté dans mon fameux lac Rond à Sainte-Adèle il y a déjà 3 semaines, même si l’eau était à 60. D’ailleurs, une partie de mon corps m’en veut encore.

J’ai décidé de ne pas attendre le mois d’août pour faire ma première épluchette de blé d’Inde, de me foutre de la file aux glissades d’eau, et d’achaler mes chums pour faire un BBQ chaque soir. J’ai eu un petit moment d’émotion lorsque j’ai enfilé mon uniforme des Orioles de Montréal et que j’ai passé le match dans l’abri des joueurs avec des ti-culs qui m’ont fait sentir comme eux : ti-cul.

Je sais que, déjà à partir de la fin juin, les journées vont recommencer à s’écourter. Mais j’ai un message pour l’automne : prière de nous consulter avant d’arriver. Cette année, on mérite un été long.