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Tarifs sur l'aluminium et l'acier: acheter local pour protester contre les États-Unis

Bloc épicerie
Photo d'archives

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Avec la décision des États-Unis d’imposer des tarifs douaniers sur l’acier et l’aluminium canadiens, les produits américains deviennent de moins en moins populaires dans une petite épicerie du Plateau-Mont-Royal, à Montréal.

Toutes les quatre minutes, ce message est diffusé dans l’interphone de l'Intermarché Boyer: «Chers clients, chères clientes, afin de supporter l'industrie de l'acier et de l'alu canadienne, nous vous encourageons à consommer local».

Le propriétaire Frank Hénault veut désormais inciter ses clients à bouder les produits américains. La solidarité devient une façon de lancer un message à la classe politique.

«On va faire front commun et je m'attends à ce que M. Trudeau soit ferme», dit-il.

Justement, le premier ministre canadien s'apprête à jouer les chefs d'orchestre, car l'ordre du jour du Sommet du G7 se trouve passablement bouleversé. Sa mission sera de trouver une harmonie, mise à mal par le protectionnisme américain.

«Pour Trudeau, c'est pas du tout le G7 auquel il s'attendait sur la promotion de l'autonomie des femmes, de la croissance économique. Écoute, c'est un affrontement direct, majeur», explique Robert Bernier, professeur à l’École nationale d’administration publique.

Sur Twitter, samedi matin, le président américain a réitéré que ses tarifs sont légitimes, ce que dénoncent vivement les ministres des Finances des pays du G7, rassemblés au même moment en Colombie-Britannique.

«C'est le moment ou jamais de montrer que nous sommes forts, nous sommes conséquents et nous ne parlons pas des deux côtés de la bouche», martèle M. Hénault.