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Progrès majeurs dans la lutte contre le cancer

L’hormonothérapie et l’immunothérapie donnent de l’espoir

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De nouvelles avancées médicales permettront à plus de patients atteints d’un cancer du poumon ou du sein d’éviter la chimiothérapie dans les prochaines années, selon des études publiées dimanche lors d’un prestigieux congrès mondial d’oncologie.

« Les nouveaux traitements risquent d’allonger leur espérance de vie, mais aussi d’améliorer leur qualité de vie pendant les traitements puisque les effets secondaires sont moindres qu’avec la chimiothérapie », s’est enthousiasmé le Dr Richard Béliveau, directeur scientifique de la Chaire en Prévention et Traitement, qui a suivi de près la conférence annuelle de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO) à Chicago.

Rendre accessible

Les scientifiques y ont fait la démonstration que les femmes à qui on prescrivait la chimiothérapie de manière préventive après une opération pour un cancer du sein n’avaient pas plus de chance de récidive que celles qui se contentent de prendre une médication hormonale.

« Ça prouve qu’on s’en va vers un grand changement dans les façons de faire. Maintenant, le défi, c’est de rendre cette médication encore plus accessible », a commenté Nathalie Tremblay, présidente-directrice générale de la Fondation du cancer du sein du Québec.

Les données publiées dimanche sont aussi encourageantes pour ceux qui souffrent d’un cancer du poumon. Dans ce cas-ci, c’est l’immunothérapie, un traitement qui rend détectables les cellules cancéreuses avant qu’il ne soit trop tard.

« La chimio, c’est une guerre nucléaire contre le cancer. L’immunothérapie, c’est plus comme si on donnait des armes au système pour combattre les cellules cancéreuses. L’hormonothérapie, c’est une attaque ciblée », vulgarise le Dr Béliveau.

La chimio ne va pas disparaître

Autant de traitements qui ont toute leur place dans son « coffre à outils contre le cancer », comme il se plaît à le visualiser. « La chimio et la radiothérapie ne vont pas disparaître avec ces nouveaux traitements. Contrairement à ce qu’on peut dire, la chimiothérapie, ça marche. Ça reste le meilleur moyen de combattre le cancer des testicules et de la thyroïde, entre autres », rappelle M. Béliveau.

D’ailleurs, chaque cancer est unique. Par exemple, l’immunothérapie n’est pas aussi efficace pour le cancer du sein, et vive versa pour l’hormonothérapie.

« Dire qu’on va trouver un remède unique pour le cancer est impossible. Le cancer, c’est un ensemble de maladies différentes qui se traitent différemment. Mais disons que l’annonce de cette fin de semaine, ça donne espoir », conclut le biochimiste.