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Roller derby : un sport qui gagne en popularité

Roller derby : un sport qui gagne en popularité
NADIA LEMIEUX/24 HEURES/AGENCE QMI

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Des joueuses de roller derby ont fait la démonstration dimanche des techniques de base de ce sport de contact pratiqué sur des patins à roulettes et qui gagne en popularité depuis une douzaine d’années, dans le cadre du Branle-Bas d’Hochelaga.

Les participants à la fête de quartier, qui met en vedette les commerces et artistes locaux des arts de la rue, ont pu apprendre les règles de ce sport essentiellement féminin. Certains curieux ont même été invités à essayer une ou deux techniques.

Le roller derby a gagné en popularité à Montréal depuis 2006, année de fondation de la ligue Montréal Roller Derby (MTLRD). À l’époque, les joueuses n’avaient même pas d’uniformes, raconte l’une des officielles de la ligue, Catherine Blondin Brosseau, aussi connue sous son pseudonyme Derby : Your Wife’s Favorite.

Roller derby : un sport qui gagne en popularité
NADIA LEMIEUX/24 HEURES/AGENCE QMI

« Au début, c’était vraiment une ‘’vibe’’ un peu plus rockabilly et trash, il y avait beaucoup de bas résille et de filles maquillées. Un arbitre avait des cornes après son casque, met-elle en contexte. Ça a évolué avec le temps, la ligue a grossi, la popularité aussi. »

MTLRD compte aujourd’hui trois équipes locales, deux équipes qui représentent la ville à l’international et un club-école. Une équipe junior où s’entrainent des joueuses de 8 à 18 ans et quatre équipes d’une ligue masculine sont également actifs à Montréal.

Le joueur Émilien Masseau, surnommé Pogoh Boy, a rejoint une équipe masculine cette année. C’est le caractère inclusif du sport qui l’a attiré. « Selon si tu es grand, petit, avec plus de formes ou très squelettique, tout peut être utile au sport. »

Par les joueuses, pour les joueuses

La joueuse junior Peurpanique, de son vrai nom Meredith Lelièvre, en est à sa première saison de roller derby. Déjà, elle se dit passionnée par le sport, même si elle admet avoir eu un peu de mal à se stabiliser sur ses patins lorsqu’elle a débuté.

Pour elle et ses coéquipières, le sport va au-delà des pratiques et des matchs. « Ça prend vraiment un engagement complet. C’est un sport qui est fait par les joueuses, pour les joueuses. On n’a pas un rapport de clientèle avec la ligue, on la construit. »

La plus expérimentée Katie Maskell, ou KT KaBOOM pour ses consœurs, a même quitté l’Ontario pour pratiquer son sport à Montréal.

« Tu deviens vraiment investie, lance celle qui décrit la communauté roller derby comme une famille. Je passe 8 à 10 heures par semaine sur mes patins. J’entraine aussi d’autres joueuses et je passe généralement quatre heures à faire d’autres tâches pour la ligue.»

Tournoi international

La ligue a été fondée par la joueuse surnommée Georgia W. Tush. Pour lui rendre hommage, MTLRD tiendra la première édition d’un tournoi qui porte son nom du 15 au 17 juin prochain.

Pendant trois jours, des équipes de haut calibre de quatre ligues d’Amérique du Nord et du Royaume-Uni joueront pour la victoire à l’aréna Saint-Louis dans Le Plateau-Mont-Royal.