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Tour de l’Île: plus de 25 000 cyclistes ont sillonné les rues de Montréal

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Plus de 25 000 cyclistes ont pris part au traditionnel Tour de l’Île dimanche, dont de nombreuses familles heureuses de pouvoir circuler en toute sécurité sur de grandes artères routières de la métropole.

«L’attrait de l’événement, c’est toujours le côté plein air. En plus, on n’a pas à se soucier du trafic et c’est ce qui rend ça sécuritaire pour les jeunes aussi», a déclaré le cycliste Mario Vallerand, rencontré dimanche matin en compagnie de sa fille de 12 ans sur la ligne de départ du Tour de l’Île, à l’angle des avenues du Parc et du Mont-Royal.

JOEL LEMAY/AGENCE QMI

Les cyclistes inscrits à la 34e édition de cet événement annuel, qui se déroulait dans le cadre du Festival Go vélo, ont pu sillonner des dizaines de rues de la métropole sans avoir à se soucier de la circulation automobile, qui a été détournée vers d’autres artères routières pendant plusieurs heures.

JOEL LEMAY/AGENCE QMI

Les parcours de 25 à 50 kilomètres ont attiré la majorité des participants, tandis que ceux variant de 60 à 100 kilomètres ont permis à quelque 1700 cyclistes de continuer leur trajet vers l’est pour effectuer une boucle à Repentigny et à L’Assomption avant de revenir sur l’île de Montréal.

Sortie en famille

Ce tour cycliste a permis à de nombreux parents de découvrir Montréal en empruntant en toute quiétude de grandes artères routières situées entre autres dans les arrondissements de Ville-Marie, du Plateau-Mont-Royal et de Saint-Léonard.

JOEL LEMAY/AGENCE QMI

«C’est plus sécuritaire. C’est très relaxant de faire ça avec les enfants [...] C’est certain qu’à Montréal, on est plus prudents quand on se promène avec lui», a souligné le père de famille Bastien Guérard, rencontré en fin d’avant-midi au parc Jeanne-Mance en compagnie de son fils de 10 ans.

Un constat que partage Catherine Bergeron, la mère de Clément Ouimet, le cycliste de haut niveau qui, à l’âge de 18 ans, a été happé mortellement par un véhicule sur la voie Camillien-Houde en octobre dernier.

ZACHARIE GOUDREAULT/24 HEURES/AGENCE QMI

«Le défi, c’est le partage de la route en ville. Quand il y a beaucoup de véhicules, ça peut être dangereux pour les enfants [...] Ce sont de grandes rues qu’on ne ferait pas normalement en famille», a-t-elle déclaré après sa randonnée de 50 kilomètres.

Circulation perturbée

Les impacts de l’événement annuel sur la circulation automobile ont été majeurs alors qu’environ 80 rues ont été partiellement fermées pendant plusieurs heures. En plus d’assurer la fermeture de ces rues, des policiers ont répondu aux questions des nombreux automobilistes à la recherche d’un chemin alternatif.

JOEL LEMAY/AGENCE QMI

«Le Tour de l’Île amène son lot de congestion en plus des rues et des travaux déjà en cours. C’est sûr que ça n’aide pas, mais au moins un dimanche comme aujourd’hui, c’est moins pesant sur la circulation [que si l’événement avait lieu en semaine]», a souligné Jean-Pierre Brabant, agent relationniste au Service de police de la Ville de Montréal.

JOEL LEMAY/AGENCE QMI

«Les raisons au problème de la congestion routière, ce sont avant tout les voitures, pas le Tour de l’Île. Ce qu’on veut, c’est qu’il y ait plus de personnes qui utilisent leur vélo comme mode de transport pour contribuer à réduire la congestion sur l’île», a quant à elle réagi la présidente-directrice générale de Vélo Québec, Suzanne Lareau.