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Montréal veut résilier le contrat d’un chantier trop en retard

Montréal veut résilier le contrat d’un chantier trop en retard
Photo Benoît Philie

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Montréal veut résilier sans compensation financière le contrat accordé à un entrepreneur pour un chantier sur le Plateau-Mont-Royal, en raison entre autres de retards importants dans l’échéancier.

Le comité exécutif devrait mettre fin mercredi à un contrat de plus de 12 millions $ accordé à Sade Canada au mois de juin 2017, alors que les travaux ne sont pas encore terminés. La résiliation devrait ensuite être approuvée par le conseil d’agglomération.

Selon le sommaire décisionnel du comité exécutif mis en ligne mardi après-midi, des travaux d'égout, de conduite d'eau, de voirie, de réaménagement de piste cyclable, de feux de circulation et d'éclairage — prévus dans une demi-douzaine de rues de l’arrondissement — ont été lancés à la mi-août. Des travaux sur le réseau de la Commission des services électriques de Montréal ont aussi été intégrés.

La métropole indique que le chantier est à ce jour avancé à environ 25 %, même si la moitié du délai d’exécution est écoulée.

Avertissements

À plusieurs reprises, Montréal a averti l’entrepreneur qu’il ne respectait pas les exigences dans sa planification des travaux et que le manque d’effectifs et d’organisation compromettait le déroulement du chantier. Des avis de redressement ont aussi été émis de l’équipe de surveillance du contrat.

«Malheureusement, aucune amélioration n'a été constatée et un retard important sur le chantier a continué de s'accumuler», écrit la Ville dans les documents publics, soulignant plusieurs manquements «graves» de Sade Canada à ses obligations.

La Ville a reçu plusieurs plaintes de citoyens liés aux vibrations causées par le chantier et a demandé à l’entrepreneur de modifier sa méthode de travail pour mieux s’adapter aux sols, ce qu’il n’a pas été en mesure de faire. Une action en justice a d’ailleurs été envoyée le 18 avril aux deux parties par un groupe de résidants.

L’entrepreneur a aussi demandé en février à la Ville de confirmer qu’elle accepte de payer pour les travaux supplémentaires qu’elle demande, alors qu’ils sont déjà prévus au contrat, et que des crédits supplémentaires de 3 millions $ soient approuvés. Il exigeait aussi que la Ville accepte les délais supplémentaires qu’elle requiert. Ces demandes ont été jugées irrecevables.

Un nouvel appel d’offres sera préparé et lancé pour permettre de terminer les travaux.

Au moment d’écrire ces lignes, Sade Canada n’avait pas donné suite à la demande d’entrevue du «24 Heures». L’entrepreneur a été avisé le 1er mars de la recommandation de résiliation.