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Pauvre Martine

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Normalement, il est de bon ton de ne pas passer au tordeur un politicien ou une politicienne qui annonce son départ. Un peu comme lorsqu’une personne décède, on s’emploie davantage à souligner les bons coups et on effleure rapidement les moins bons...

Malheureusement, il est impossible d’en faire autant dans le cas du départ humiliant de Martine Ouellet. Encore hier matin, lors de l’annonce officielle de son retrait, elle n’a pas pu s’empêcher de bousiller sa sortie. Au lieu de partir de manière honorable, elle aura déversé une quantité impressionnante de venin sur tout un chacun.

Jésus de la République

Au travers les innombrables règlements de comptes, madame Ouellet n’a fait preuve d’aucune espèce d’autocritique. Au contraire. En parlant de Mario Beaulieu, la chef déchue a même été jusqu’à accuser ce dernier de l’avoir reniée à quatre reprises. De là à penser que madame Ouellet se sent comme Jésus, trahi puis crucifié, il n’y a qu’un tout petit pas.

La suite

Au terme d’une interminable conférence de presse, Martine Ouellet aura au moins fermé la porte à un éventuel retour en politique provinciale. Le suspense à savoir si cette dernière voulait réintégrer les rangs du Parti québécois et tenter de se faire réélire dans le comté de Vachon n’aura pas duré longtemps. C’est Jean-François Lisée qui a dû pousser un soupir de soulagement. Il ne le dira pas publiquement, mais il est clair qu’il ne souhaitait absolument pas le retour du mouton noir dans ses rangs.

Mon petit doigt me dit qu’il aurait probablement osé lui dire non. Soyons francs, il aurait sûrement gagné des appuis dans la population en se dressant devant son ancienne collègue.

Sincèrement, je ne veux aucun mal à Martine Ouellet. Je lui souhaite de s’effacer sereinement de l’espace public et de prendre le temps de finalement faire un peu d’introspection. Elle en a grand besoin.