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Pression sur 10% des profs pour modifier des notes

Résultat d’un sondage interne de la FAE

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Un an après l’intervention du ministre de l’Éducation dans le dossier des notes gonflées, un prof sur dix affirme toujours subir de la pression pour modifier les résultats de certains élèves, selon un sondage interne de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE).

Parmi les raisons invoquées pour modifier les notes des élèves, 40 % des 415 enseignants qui ont répondu à un questionnaire en ligne en février ont indiqué que les pressions visaient à « donner une chance aux élèves ».

Première consultation

« La directive [du ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx] a eu un effet, on doit le reconnaître, mais le phénomène subsiste toujours et il ne devrait pas subsister », affirme le président de la FAE, Sylvain Mallette.

Sylvain Mallette<br>
<i>Président de la FAE</i>
Photo courtoisie
Sylvain Mallette
Président de la FAE

L’an dernier, une première consultation auprès de ses membres avait semé l’émoi : près de la moitié des enseignants du primaire et du secondaire affirmaient que des résultats inscrits au bulletin de leurs élèves avaient déjà été modifiés sans leur accord.

Seuls les enseignants qui administrent des épreuves ministérielles avaient été invités à participer à ce premier questionnaire syndical, contrairement au deuxième coup de sonde.

Commission parlementaire

Le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, avait par la suite lancé un mot d’ordre au réseau scolaire afin de mettre fin à la manipulation de notes, tout en refusant de tenir une commission parlementaire sur l’évaluation des élèves, comme le réclamaient des partis d’opposition.

Pour mettre fin une fois pour toutes au phénomène des notes gonflées, la FAE réclame à nouveau une commission parlementaire ainsi qu’une modification de la Loi sur l’instruction publique, afin qu’il soit interdit d’exercer des pressions sur les enseignants pour les amener à modifier les résultats de leurs élèves.