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Droit d’être bandit

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Le président Trump gracie aisément ses partisans et pourrait, selon son conseiller juridique et ancien maire de New York, Rudy Giuliani, s’autogracier s’il était poursuivi et condamné dans les suites de l’enquête du procureur spécial Robert Mueller. Le président se classe ainsi de plus en plus dans la catégorie des similis démocrates dictateurs comme Poutine, Erdogan, Noriega, Duterte et Maduro.

Le noble Trudeau

La semaine dernière, le premier ministre canadien a cessé de jouer les cheerleaders et a enfin pris le ton qui sied à un chef d’État face aux nouvelles frasques de son voisin qui se comporte comme un bandit de grand chemin. Il doit être conscient que ses habitudes de combat à la loyale s’avéreront inefficaces contre cet adversaire sans foi ni loi.

Les propos de la députée néo-démocrate de Jonquière, Karine Trudel, faisaient rire, à l’annonce de la surtaxe américaine sur les produits de l’aluminium, en affirmant que Justin Trudeau doit prendre l’avion sur-le-champ pour aller parler au président Trump dans le blanc des yeux. J’espère que le premier ministre n’est pas aussi naïf que la députée pour croire qu’un simple regard adoucirait le protectionnisme débridé du président américain.

Rupture historique

Les actions américaines à travers le monde n’ont jamais été dénuées de leurs propres intérêts, du plan Marshall jusqu’à la guerre en Irak les exemples abondent. Toutefois, les États-Unis manifestaient une certaine retenue pour prendre en compte les intérêts de leurs alliés et surtout légitimer lesdites actions. Les temps changent avec Trump et son « Amérique d’abord », mais pire encore ces jours-ci, car on croirait que « tout pour les États-Unis » est devenu son nouveau leitmotiv.

Justin Trudeau entame un combat sans merci avec un mégalomane imprévisible qui gère l’État selon ses humeurs, donc le poing sur la table. La quête de nouveaux amis s’impose dans les circonstances.