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Les attracteurs présentés dans ce texte vous permettront d’accroître les attraits de vos offrandes et de ne pas passer inaperçu auprès des salmonidés. Les différents modèles expliqués sont présentés en mortaise sur la photo mettant en vedette Sébastien Garneau et une très belle ouananiche du lac Memphrémagog.
Photos courtoisie Les attracteurs présentés dans ce texte vous permettront d’accroître les attraits de vos offrandes et de ne pas passer inaperçu auprès des salmonidés. Les différents modèles expliqués sont présentés en mortaise sur la photo mettant en vedette Sébastien Garneau et une très belle ouananiche du lac Memphrémagog.

Coup d'oeil sur cet article

Lorsqu’on exploite un leurre à la traîne, il se déhanche et donne l’impression aux poissons qu’il s’agit d’un gueuleton facile à intercepter.

L’offrande nage habituellement sans générer trop d’émoi dans la colonne d’eau. Elle passe normalement près de certains prédateurs et ils la dévoreront ou pas, en fonction de leur niveau d’intérêt et d’activité.

On trouve sur le marché différents genres d’attracteurs qui, une fois jumelés à vos présentations, occasionneront une incroyable effervescence et un remarquable tumulte puisqu’ils produiront, sur leur passage, des vibrations et des reflets. Ces derniers seront perçus comme s’il s’agissait d’un appétissant banc de poissons-fourrage ou simplement d’autres salmonidés qui se déplacent à proximité.

Un connaisseur

Depuis près d’une décennie, Sébastien Garneau, d’Orford, guide des amateurs en quête de sensations fortes sur les eaux du majestueux lac Memphrémagog. Il concentre principalement ses efforts de pêche et ses techniques sur les différents salmonidés qui nagent dans cette immense nappe d’eau de plus de 40 km de longueur.

Touladi

Depuis le début du mois de mai, il utilise un chapelet de 1,5 mètre équipé de grosses cuillères tournantes et d’un bas de ligne accompagné d’un poisson-nageur. Sébastien se sert d’un downrigger ou d’un fil plombé pour présenter, très près du fond, ce montage qu’il qualifie de très productif.

Il prend soin de nouer son devon à un avançon d’une longueur de 2 m en fluorocarbone invisible de 10 livres de résistance. Il optera pour une vitesse de traîne lente qui se situe entre 1 et 1,5 mile à l’heure. Il est souhaitable, selon ses propos, de se servir d’une canne pour la traîne et d’un moulinet à compteur afin d’assurer la force et la précision nécessaires pour racler le fond de temps à autre, et combattre de belles grises.

Batailleuses

De la mi-juin à la mi-août, quand les éperlans se dispersent et se dirigent vers les profondeurs, il se sert d’un attracteur Spin-Doctor ou d’un Hot Spot pour accroître ses chances. Bien que la majorité des poissons qui se laissent tenter par ces montages soient des arcs-en-ciel ou des ouananiches, il n’est pas rare que de jeunes grises, plus vigoureuses et voraces, se laissent charmer tout comme de capricieuses truites brunes.

La disposition que M. Garneau favorise avec un Spin-Doctor Flasher consiste à le fixer sur son câble ou son boulet de downrigger et d’attacher une mouche tube de type streamer. Pour ce qui est de l’avançon en fluorocarbone, il doit mesurer environ 40 cm et être d’une résistance minimale de 15 livres, sans quoi, lors de l’attaque, le fil cassera sous la pression exercée par le flasher et le poisson. La vitesse de traîne est plus rapide pour cette activité de prélèvement précise. Elle doit se situer entre 2,5 et 3 mi/h. Un moulinet avec compteur de profondeur est un atout puisqu’il vous permettra de laisser nager votre présentation à la bonne distance derrière l’embarcation. Retenez qu’en général, Sébastien recommande une courte distance en matinée, et plus la journée progresse, plus il éloigne le tout, jusqu’à 25 à 30 m (75 à 100 pieds).

Les Hot Spot flasher de 20 cm sont aussi très efficaces pour les salmonidés. Lorsque monté sur son downrigger, il s’assure que son bateau vogue à une vitesse entre 2 et 3 mi/h. Un streamer installé au bout du même type de bas de ligne, recommandé dans le paragraphe précédent, est suggéré. Cette approche est plus agressive. Rappelez-vous que tout comme avec le Spin-Doctor, l’attracteur offre une bonne résistance lors de l’attaque.

Options

La C-90 Whitefish, avec un ver de terre comme offrande, est une bonne vieille méthode pour déjouer les salmonidés. Optez pour un hameçon bien affûté et pour un avançon de fluorocarbone approprié en fonction de l’espèce visée et de leur taille moyenne. Plusieurs types de cannes peuvent être utilisées, mais notre spécialiste préfère un modèle pour la traîne de 8 ou 9 pieds de longueur, moyenne rapide pour avoir encore plus de plaisir lors des combats.

Si vous préférez une méthode plus subtile, notre passionné recommande de vous immobiliser avec un moteur électrique muni de la fonction ancrage par GPS au-dessus des poissons que vous aurez localisés au préalable avec votre sonar. Selon ses propos, la W-60 de Williams avec un bas de ligne invisible de 6 livres/test de 40 cm, au bout duquel on empale un ver de terre dodu, peut occasionner de belles surprises. Il exploite doucement sa présentation de bas en haut pour faire réagir les futurs opposants.

La bonne teinte

Le guide interrogé terminait ses explications en précisant qu’il est important de choisir le bon attracteur en fonction de la température qui prévaut. Par temps ensoleillé, il est préférable d’utiliser des couleurs brillantes et claires. Lorsque les nuages sont dominants, les contrastes foncés et cuivrés seront habituellement plus appréciés des poissons visés. Si vous êtes plusieurs pêcheurs dans la même embarcation, variez vos présentations en optant pour des coloris, des longueurs d’avançon, des profondeurs et des distances de traîne différentes.

Pour en savoir plus du service de guide Excel Pêche de Sébastien Garneau, composez le 819 434-1030 ou visitez le site excelpeche.com.