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Gaz de schiste: le gouvernement Couillard interdit la fracturation hydraulique

Periode des questions
Photo Simon Clark Le ministre des Ressources naturelles, Pierre Moreau

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Le gouvernement Couillard met un terme définitif à l’exploitation des gaz de schiste par fracturation, mais permettra cette technique dans les autres types de roche.

« Désormais, au Québec, l’exploitation et l’exploration des hydrocarbures sont interdites, à moins de satisfaire aux règles les plus rigoureuses, afin d’assurer la protection de notre environnement », a résumé le ministre des Ressources naturelles, Pierre Moreau, lors d’une conférence de presse, mercredi.

Il sera donc possible d’exploiter le gaz de schiste uniquement si l’on s’abstient d’avoir recours à la fracturation, ce qui a peu de chance d’être rentable. Cette formation rocheuse est notamment présente dans la vallée du Saint-Laurent.

Milieu urbain

Toutes les activités au sol seront interdites en milieu urbain, ainsi que dans une zone additionnelle d’un kilomètre.

Il sera aussi interdit de réaliser des activités gazières à moins de 300 m d’une résidence privée et à moins de 550 m d’un édifice public (école, hôpital, etc.).

De plus, les MRC auront le droit de délimiter les secteurs qu’elles jugent incompatibles avec l’activité pétrolière et gazière, selon le ministre. L’exploitation en milieu hydrique sera interdite en toute circonstance.

« Tous les projets éventuels d’exploration, de production et de stockage d’hydrocarbure au Québec devront faire l’objet de l’acceptabilité sociale », a également précisé le ministre Moreau.

Il a ajouté que ces nouveaux règlements ne menacent pas les projets gaspésiens de Galt et de Bourque, mais rendent impossible celui de Haldimand.

Opposition insatisfaite

Pour le Parti québécois, cette nouvelle mouture des règlements ne va pas assez loin. Il accuse le gouvernement de pondre une réglementation à « géométrie variable », parce que la fracturation sera impossible dans les basses terres du Saint-Laurent, mais permise en Gaspésie.

Malgré cette accusation, un gouvernement péquiste refuserait de mettre un terme aux projets de Galt et de Bourque en Gaspésie, parce qu’ils sont « en cours d’autorisation ».

Faiblesse

Pour leur part, Greenpeace, Nature Québec et la Fondation David Suzuki ont unanimement déploré la faiblesse des nouvelles consignes.

« Les règlements proposés pavent la voie à l’exploitation pétrolière et gazière, et vont totalement à l’encontre de l’Accord de Paris et des engagements climatiques du gouvernement », a indiqué Patrick Bonin, porte-parole de Greenpeace Canada.