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Premières accusations criminelles du #moiaussi

L’ex-journaliste Michel Venne est inculpé pour exploitation sexuelle

L’ex-journaliste et directeur de l’Institut du Nouveau Monde (INM), Michel Venne, a été accusé d’agression sexuelle sur une adolescente pour des événements qui seraient survenus en 2008 à Québec.
Photo Agence QMI, Sébastien St-Jean L’ex-journaliste et directeur de l’Institut du Nouveau Monde (INM), Michel Venne, a été accusé d’agression sexuelle sur une adolescente pour des événements qui seraient survenus en 2008 à Québec.

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Des intervenantes auprès de victimes d’agressions sexuelles se réjouissent des accusations portées contre Michel Venne, les premières au criminel visant une personnalité publique dénoncée dans le mouvement #moiaussi.

« C’est un signal clair [du système de justice] qu’on veut répondre aux besoins des victimes », lance la directrice générale de la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes, Manon Monastesse.

<b>Manon Monastesse</b></br>
<i>Maisons d’hébergement</i>
Photo courtoisie
Manon Monastesse
Maisons d’hébergement

Agression et exploitation

L’ex-journaliste et directeur de l’Institut du Nouveau Monde (INM), Michel Venne, a été accusé d’agression et d’exploitation sexuelle contre une adolescente, à Québec, pendant l’été 2008.

L’accusation au criminel peut mener à une peine de prison. En comparaison, l’homme d’affaires Gilbert Rozon fait plutôt l’objet d’une action collective de 10 millions $ par ses présumées victimes.

Le mandat d’arrestation contre lui relate qu’il aurait agressé sexuellement la victime, en plus d’avoir touché une partie de son corps, alors qu’il « était en situation d’autorité ou de confiance ».

Nouvelle étape

L’automne dernier, la présumée victime, dont l’identité est aujourd’hui protégée, avait dénoncé Michel Venne sur les réseaux sociaux.

À l’époque, l’accusé avait nié les allégations. Mercredi, il n’a pas voulu commenter les accusations portées par le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ).

Il s’agit des premières accusations criminelles au Québec découlant de la vague de dénonciations #moiaussi vécue l’automne dernier. Pour plusieurs intervenantes du milieu, le mouvement a franchi une nouvelle étape.

« Cela peut continuer d’encourager les femmes à dénoncer », soutient Mme Monastesse, qui rappelle que seulement 5 % des victimes d’agressions sexuelles vont porter plainte.

L’intervenante sociale pour le Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS), Catherine Pham, estime que les accusations envoient le message que les plaintes peuvent être prises au sérieux par les corps policiers.

Après les accusations contre le producteur américain Harvey Weinstein aux États-Unis, Diane Guilbault, du groupe Pour les droits des femmes du Québec, juge positif « qu’on aille de l’avant avec une personnalité publique » ici aussi.