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Prévues pour novembre 2018, les élections scolaires repoussées à 2020

Le vote électronique n’est toutefois pas garanti

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Simon Clark/Agence QMI «Tenir l’élection scolaire générale à quelques semaines des élections provinciales n’étaient pas une façon de favoriser la démocratie», a plaidé mercredi le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx.

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Prévu initialement pour le 4 novembre 2018, le scrutin scolaire est repoussé pour éviter qu’il ne coïncide avec l’élection d’un autre palier de gouvernement.

« Tenir l’élection scolaire générale à quelques semaines des élections provinciales n’était pas une façon de favoriser la démocratie », a plaidé mercredi le ministre de l’Éducation, quelques minutes après l’adoption à l’Assemblée nationale du projet de loi confirmant le report.

Le ministre Sébastien Proulx souhaite que les prochaines élections scolaires puissent se faire par vote électronique, question de stimuler le taux de participation traditionnellement famélique.

Participation à 4,85 % en 2014

En 2014, seulement 4,85 % des Québécois ont voté pour leur commissaire scolaire.

« Une des façons de favoriser la participation, c’est d’amener un mode de votation à distance, qui pourrait rendre ça plus accessible », a-t-il insisté.

Les élus n’ont toutefois pas eu l’assurance de la part du Directeur général des élections que le vote électronique sera prêt pour 2020.

« L’objectif étant qu’il nous propose des moyens pour instaurer, peut-être à titre de projet pilote, peut-être pas pour l’ensemble de l’élection dès 2020, mais qu’il puisse déjà nous proposer des moyens pour qu’on puisse faire certains essais », a précisé Sébastien Proulx.

Si le Parti québécois a appuyé sans réserve le report, la Coalition avenir Québec (CAQ) a réitéré son souhait d’abolir les élections scolaires.

Le député caquiste Jean-François Roberge a tenu à signaler que sa formation politique veut revoir la gouvernance des commissions scolaires et les transformer en centres de services.

« Acharnement thérapeutique »

« Je le répète, la maladie, c’est la mauvaise gouvernance, le symptôme, c’est le taux de participation famélique, et de vouloir sauver les élections scolaires, c’est de l’acharnement thérapeutique. On n’ira pas dans cette direction-là », a-t-il promis.

Québec solidaire déplore pour sa part l’absence de garantie que le vote électronique sera opérationnel en 2020.

« On croit que le prix à payer pour reporter les élections scolaires est beaucoup trop élevé », a précisé le député solidaire Gabriel Nadeau-Dubois.