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Un journaliste demande à Serena Williams si elle est intimidée par le physique de «top-modèle» de sa rivale Maria Sharapova

Un journaliste demande à Serena Williams si elle est intimidée par le physique de «top-modèle» de sa rivale Maria Sharapova
AFP

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Un journaliste sportif a cru bon d’appeler la plus grande joueuse de tennis de sa génération «bébé», avant de lui demander si elle était intimidée par le look de top-modèle de sa rivale Maria Sharapova.

«J’ai attendu 14 ans pour poser cette question. J’ai interviewé Donald Trump en 2004 après un match entre Maria Sharapova et toi, et il avait déclaré que ses épaules étaient incroyablement séduisantes. Son analyse était donc la suivante: tu avais probablement été intimidée par son look de top-modèle. Est-ce que c’est vrai? As-tu été intimidée?» a lancé le journaliste, tel que rapporté par le Today Show.

La réponse de l’athlète ne s’est pas fait attendre. «Je n’ai rien à dire à ce sujet. Je n’ai jamais été intimidée par personne. C’est tout.»

Maria Sharapova et Serena Williams
AFP
Maria Sharapova et Serena Williams

 

Des excuses

Évidemment, les réactions ont été nombreuses sur les réseaux sociaux. Ils étaient plusieurs à condamner le journaliste pour cette question jugée sexiste. «Laisser sous-entendre qu’une des meilleures athlètes de sa catégorie soit intimidée par le look d’une rivale est complètement sexiste», a entre autres déclaré le blogueur Andrew Bucholtz.

Dimanche, au lendemain de l'entrevue, le journaliste Bill Simons a présenté ses excuses sur Twitter.

«Je suis désolée si ma question maladroite a semblé être un appui à Trump ou une attaque envers Serena. Je l'admire. J'ai passé ma vie à combattre le sexisme, le racisme et l'homophobie. Je suis vraiment désolé.»

 

L’ex-no 1 mondiale Serena Williams a déclaré forfait lundi avant le choc prévu face à Maria Sharapova en huitièmes de finale de Roland-Garros en raison d’un «problème pectoral», a annoncé l’Américaine de 36 ans lundi en conférence de presse.


Par ailleurs, une chronique sexiste et «rétrograde» sur la tenue de Serena Williams a choqué la Suisse mercredi, poussant un journal du Valais à présenter des excuses publiques. À lire ici.