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Amadeus: un sixième prix pour Jacques Leblanc

Le comédien a brillé dans la pièce Amadeus

Les animateurs Jonathan Gagnon et Sophie Thibeault, à gauche et à droite, et les gagnants des Prix Théâtre 2017-2018, récompensés lors d’un 5 à 7, à l’occasion du Carrefour international de théâtre.
Photo courtoisie, Stéphane Bourgeois Les animateurs Jonathan Gagnon et Sophie Thibeault, à gauche et à droite, et les gagnants des Prix Théâtre 2017-2018, récompensés lors d’un 5 à 7, à l’occasion du Carrefour international de théâtre.

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Magistral dans le rôle de Salieri, dans la pièce Amadeus, présentée en fin de saison au Trident, Jacques Leblanc a ajouté un sixième Prix Paul-Hébert à sa collection. Le comédien a été récompensé, mercredi, lors de la remise des Prix Théâtre 2017-2018.

Le comédien est celui qui a remporté le plus souvent ce prix décerné depuis 1977.

Il a été décoré pour les rôles de Scapin, dans Les Fourberies de Scapin (1992), Mosca, dans Volpone (1994), Donnie, dans High Life (2003), Estragon, dans En attendant Godot (2006) et Arnolphe, dans L’École des femmes de Molière (2010).

Le Prix Paul-Hébert récompense un comédien qui a offert une prestation remarquable dans un premier rôle.

Le jury des Prix Théâtre 2017-2018 a remis ce prix à Jacques Leblanc pour avoir rendu ce personnage, enfoui dans son ombre et son amertume, affligé par l’émergence de Mozart, avec une luminosité désarmante.

« Oh la la ! Il y a beaucoup d’émotions autour de ce rôle. Une émotion qui a été présente lors des répétitions et à chacune des représentations. J’ai pleuré de joie lorsque l’on m’a confié ce rôle et j’ai pleuré autant au lendemain de la dernière », a-t-il indiqué, en recevant son prix.

Il a raconté que son père, âgé de 95 ans, avait assisté à une représentation avec ses sœurs, et qu’il se promenait dans le foyer de la salle Octave-Crémazie, à l’entracte, en disant qu’il était son père.

Le comédien a précisé que ce rôle, qui a demandé 250 heures de travail pour apprendre le texte, avait été très exigeant.

« Ça demandait, chaque soir, beaucoup d’énergie. C’était un très grand rôle, très complexe, avec une grande présence scénique. J’étais fatigué, à la fin de la représentation, mais jamais épuisé », a-t-il dit lors d’un entretien. Jonathan Gagnon (Extras et ordinaires) et Mary-Lee Picknell (Hypo) étaient en nomination dans cette catégorie.

Les autres gagnants

Remis à un comédien qui a accompli une performance exceptionnelle dans un rôle de soutien, le Prix Janine-Angers a été décerné à Gabriel Fournier pour son rôle de Nihad dans la pièce Incendies présentée au Trident. Le jury a été conquis par une performance qualifiée de stupéfiante et qui a su montrer l’horreur de la guerre.

Ariane Bellavance-Fafard a mis la main sur le Prix Nicky-Roy, qui souligne le talent exceptionnel d’un jeune comédien qui pratique son art depuis moins de trois ans. Elle a été récompensée pour son rôle de Seta Tomasian, une jeune Arménienne qui émigre aux États-Unis, dans la pièce Une bête sur la lune, qui a été présentée à La Bordée. Le Prix de la meilleure mise en scène a été remporté par Marie-Josée Bastien pour son travail dans la pièce Incendies de Wajdi Mouawad.

Une bête sur la lune a été la pièce la plus décorée avec trois prix, et Incendies en a récolté deux.

Dans les autres catégories Keven Dubois a remporté le Prix Jacques-Pelletier (éclairages, maquillages, conception vidéo et marionnettes) pour Hypo, Claudia Gendreau le Prix Paul-Bussière (scénographie), Pascal Robitaille le Prix Bernard Bonnier (musique) et Julie Morel le Prix du Fonds du Théâtre du Vieux-Québec (costumes).