/entertainment/movies
Navigation

En vue de la sortie en décembre: une centaine d’artisans bossent sur le film d’animation «La course des tuques»

Coup d'oeil sur cet article

Une centaine d’artisans sont engagés dans un véritable marathon afin d’achever à temps le film d’animation 3D «La course des tuques» dans les studios montréalais de Singing Frog.

Cette suite tant attendue, qui aura nécessité 24 mois de production, sortira en décembre sur les écrans du Québec et, ailleurs dans le monde, dont en France et en Chine.

Photo Agence QMI, Dario Ayala

Le film dispose d’un budget de près de 12 millions $ et ramènera la plupart des personnages qui ont séduit les familles en 2015 lors de la sortie de «La guerre des tuques 3D», réinterprétation du succès monstre de la série des Contes pour tous lancé en 1984.

Photo COURTOISIE / CarpeDiem Film & TV

François-Les-Lunettes, Pierre, Sophie, Ti-Guy-La-Lune et Daniel Blanchette, pour ne nommer que ceux-là, seront de retour avec leurs autres camarades, groupe auquel se joindront trois nouveaux venus, soit Zac, Charlie et un petit chiot mignon comme tout.

Il ne sera pas question de guerre cette fois, mais bien d’une course de luge au village et il ne sera pas nécessaire d'avoir vu «La guerre des tuques 3D» pour apprécier le nouveau chapitre. Mariloup Wolfe prêtera de nouveau sa voix à Sophie.

Photo Agence QMI, Dario Ayala

La production a fait visiter les studios aux journalistes, mercredi, en plus de dévoiler l’affiche et la pré-bande-annonce du film.

On a pu voir les artistes-concepteurs à l’œuvre, ceux qui ont la lourde tâche de créer de l’émotion, de l’humour, du geste et de reproduire une histoire qui, cette fois, vise à faire grandir le sentiment d’appartenance des nouveaux «fans» de la franchise.

COURTOISIE / CarpeDiem Film & TV

«On se retrouve avec 118 000 images à faire, sur lesquelles on passe minimalement entre 15 à 20 fois chacune, ce qui donne le beau gros chiffre de 1 777 000 fois où les images sont analysées, revues et comprises par l’équipe de réalisation, qui, elle, doit commenter, juger et orienter le projet», a expliqué la productrice et présidente de CarpeDiem Film & TV, Marie-Claude Beauchamp, en ajoutant qu’«on aimerait tous avoir quatre ans pour faire le film, mais on en a deux».

Mme Beauchamp s’active à vendre le film à l’international, le précédent volet ayant trouvé preneur dans 120 pays pour un box-office de 13 millions $ US.

Le réalisateur de «La course des tuques», Benoît Godbout, est le chef d’orchestre qui fait en sorte que les membres de l’équipe, tels des moines, livrent chaque petit détail, aussi infime soit-il, mais qui font toute la différence en fin de compte. Pour lui qui a vécu, enfant, l’enthousiasme général ayant entouré «La guerre des tuques», c’est un défi exaltant.

«Faire du dessin animé, c’est un rêve de petit gars, et là arriver au cinéma comme réalisateur de "La course des tuques", c’est immense. Je me lance là-dedans sans frein», a-t-il dit.

Photo COURTOISIE / CarpeDiem Film & TV

«Si on veut que le téléspectateur s’attache aux personnages, il faut créer de l’émotion pour qu’il se sente investi dans l’histoire et dans la quête du personnage. Pour y arriver, ça part du scénario, mais on film aussi des références, on va acter la scène et ça devient une base de référence, un guide, pour l’animateur-concepteur. C’est une autre façon d’ajouter une couche d’émotions», a indiqué M. Godbout, qui a une longue expérience en animation pour avoir apporté son expertise à des projets comme «Pérusse Cité», «Toupie et Binou» ou encore «Vie de quartier».

En plus de Benoit Godbout, le film est coréalisé par François Brisson et le réalisateur de «La guerre des tuques 3D», Jean-François Pouliot, est consultant à la réalisation et directeur photo sur le nouveau volet.