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Y’en aura pas de pays!

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Quand j’écoute les nostalgiques de l’époque où les Québécois étaient presque majoritaires à vouloir un pays, j’ai l’impression d’entendre un ami me parler de son ex.

Tsé, le gars qui ne décroche juste pas. Oui, il a eu une belle relation. Oui, il rêvait de grandes choses avec cette fille. Mais elle l’a plaquée et elle est partie avec un autre. Le pauvre type ne peut s’empêcher d’espérer son retour, de fantasmer à l’idée de renouer les liens... Et c’est à ce moment que vous, en bon ami, vous lui dites brutalement : «Hey! Vas-tu décrocher une fois pour toutes? Reviens-en et passe à autre chose».

Lâcher prise

Voilà. C’est exactement la même chose pour la souveraineté. Celles et ceux qui refusent de lâcher prise n’acceptent tout simplement pas que les Québécois soient carrément passés à autre chose. Pour vous donner une idée, l’appui à la souveraineté est désormais plus bas que le pourcentage de bloquistes qui souhaitaient garder Martine Ouellet comme chef. Me semble que c’est assez clair, non?

Alors, il serait temps que les amoureux des patriotes comprennent que nous sommes rendus ailleurs. Que oui, le Québec a choisi d’assumer son appartenance à la fédération. Que oui, il est possible d’être fiers d’être Québécois, fiers de nos origines, tout en appréciant la dynamique canadienne. Que non, les jeunes d’aujourd’hui ne sont pas intéressés par les chicanes de langues et de territoire. Cessez de vous demander comment faire pour rallumer la flamme éteinte, et mettez l’épaule à la roue pour bâtir une société forte de ses succès plutôt que faiblarde de ses vieilles rengaines.

De rien

Vous savez quoi? Le gars qui ne décroche pas de son ex est d’abord froissé par votre franchise, mais il finit immanquablement par vous remercier de l’avoir extirpé de sa torpeur.

Amis souverainistes, ça me fait plaisir.