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89 millions de spectateurs pour le Grand Prix

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Avec une audience de 89 millions de téléspectateurs et une couverture de 150 médias provenant de 25 pays, le Grand Prix du Canada fait rayonner Montréal à la grandeur de la planète.

De tous les événements sportifs et culturels ayant lieu annuellement d’un océan à l’autre du Canada, c’est la prestigieuse course F1 sur le circuit Gilles-Villeneuve qui génère les plus importantes retombées médiatiques. Dans son étude réalisée pour le compte de Tourisme Montréal et le groupe Octane (promoteur du Grand Prix), la firme Mesure Média évalue à 8,5 millions de dollars la valeur de la couverture journalistique « positive » que le Grand Prix du Canada a obtenue l’an dernier à travers le monde. Cela comprend la couverture journalistique réalisée par les divers médias tels quotidiens, internet, radio, télévision, hebdomadaires et tablette électronique.

À cette couverture journalistique, s’ajoute bien entendu la visibilité médiatique que génère la télédiffusion du Grand Prix et des séances d’essais déterminant la grille de départ.

La firme Mesure Média évalue la valeur de cette immense visibilité télévisuelle à 24 millions de dollars.

Que le Grand Prix du Canada bénéficie d’une vaste couverture et visibilité, c’est le propre de chacune des 21 courses que l’on retrouve au calendrier du Cirque de la F1.

Mais là où le Grand Prix montréalais retient l’attention, selon Mesure Média, c’est sur le plan de « la teneur positive des propos généralement lus et entendus » dans les médias internationaux.

La Ville grande gagnante

Au chapitre des retombées médiatiques du Grand Prix, la ville de Montréal sort grandement gagnante puisque les médias mentionnent son nom dans plus de 80 % de l’ensemble de la couverture médiatique.

Le Grand Prix fait d’ailleurs une telle promotion médiatique à Montréal... que Tourisme Montréal, l’organisme chargé par la Ville de promouvoir les attraits touristiques de Montréal, ne ressent pas le besoin de se payer de la publicité spécifique pour attirer les touristes étrangers et les Canadiens des autres provinces dans le cadre du week-end du Grand Prix.

Il en est de même pour l’Alliance de l’industrie touristique du Québec, l’organisme à qui le ministère du Tourisme a confié le mandat de la promotion du tourisme au Québec. L’Alliance ne consacre pas une cenne à la promotion du tourisme au Québec par l’entremise du Grand Prix.

C’est plutôt le contraire : l’Alliance compte sur le Grand Prix pour faire indirectement la promotion du tourisme au Québec !

Cela dit...

Faire partie du calendrier du Cirque de la F1 coûte cher. Pour conserver le Grand Prix du Canada à Montréal, Québec, Ottawa et Montréal ont accepté de verser près de 20 millions $ l’an à Formula One Group, le détenteur des droits de présentation des Grands Prix de F1. Cela ne représente que le prix du « ticket » vous donnant l’autorisation d’organiser un Grand Prix sur vos terres.

En retour de cet « investissement », on retrouve des panneaux « Québec » et « Canada » à certains endroits du circuit Gilles-Villeneuve.

Et pour éponger leurs contributions financières à la tenue du Grand Prix, du moins en partie, ce sont évidemment Québec et Ottawa qui bénéficient des retombées fiscales générées par l’organisation annuelle de l’événement et la venue des touristes.