/portemonnaie/entrepreneurship
Navigation

1642, le soda artisanal québécois à la conquête de l’Amérique du Nord

1642, le soda artisanal québécois à la conquête de l’Amérique du Nord
Crédit Photo: 1642

Coup d'oeil sur cet article

J’ai rencontré Bastien, fondateur du soda 1642. Trois ans après son lancement, la compagnie a plus que décuplé sa production. Le PDG est revenu sur une épopée entrepreneuriale qui ne cesse d’avancer.

Un lancement bien planifié

«Comme souvent, tout est parti d’une insatisfaction», déclare le jeune de 35 ans. Sur les étalages des supermarchés, il ne trouvait que les deux grandes marques de sodas, Coca-Cola et Pepsi, qui offraient les produits habituels dans les bouteilles en plastique habituelles.

«Je n’arrive pas à croire qu’il y ait encore du plastique, en 2018», s’offusque Bastien en racontant les ravages d’une pollution qu’on connait bien.

L’idée de lancer sa propre entreprise de sodas lui est venue en 2013.

Contrairement aux contes entrepreneuriaux où untel quitte sur-le-champ son emploi et se lance à la quête de son rêve, Bastien a pris son temps et a tout préparé avec dextérité.

Petit-fils et fils d’entrepreneur, il est allé prendre des conseils à la source et a économisé de l’argent pendant plus d’un an pour pouvoir se lancer en affaires sans craindre les défauts de paiement.

«J’ai vécu en HLM, je sais ce que c’est que de ne pas avoir de sous».

En 2014, il quitte sa job de directeur marketing, prend les services d’un chimiste en agroalimentaire et trouve une usine.

1642, le soda artisanal québécois à la conquête de l’Amérique du Nord
Crédit Photo: 1642

L’année d’après, la première production de sodas 1642 est faite.

9000 bouteilles sont mises sur le marché.

La fierté de Bastien est dans la préparation de sa boisson faite en partenariat avec des producteurs locaux, de l’eau de source, des sucres naturels (sirop d’érable, miel, etc.) et servie bien sûr dans des bouteilles en verre.

Une forte croissance malgré les difficultés

Au début, il fallait payer tous les fournisseurs à la réception et les économies de Bastien ont vite servi à mettre la société en marche. De même, l’argent qu’il a épargné lui a permis d’avoir la confiance des banquiers.

Dans les commerces, 1642 s’est fait une place progressivement en jouant des épaules.

Certains restaurants offrent les sodas 1642. Bastien relève que la plupart des chaines de restauration font affaire avec les grandes multinationales des breuvages plutôt qu’avec les «petits».

«Le plus difficile, c’est la distribution», affirme Bastien. «Les deux gros prennent tous les étalages, et il n’y a pas beaucoup de place pour les petits artisans. Il faut se battre».

Avec abnégation, 1642 a tout de même pu s’introduire dans plus de 1100 points de vente au Québec et 100 autres dans le reste du Canada. Ils ont également développé des ententes avec les supermarchés IGA et Métro.

1642, le soda artisanal québécois à la conquête de l’Amérique du Nord
Crédit Photo: 1642

Une équipe et un équilibre

Ceci dit, Bastien met un point d’honneur à ne pas se laisser dépasser par le travail. Il ne croit pas au mythe de l’entrepreneur qui travaille 120 heures par semaine.

«Il faut savoir faire la part des choses».

De même, le fondateur de 1642 s’appuie beaucoup sur son équipe, composée de cinq personnes, dont son associée Mélanie.

Pour lui, c’est un équilibre qu’il faut avoir pour réussir en affaires. Il travaille 50 heures par semaine et arrive à passer du temps avec ses amis et sa famille, à faire du sport et à se reposer.

Une envie de rafraichir toute l’Amérique du Nord

1642, le soda artisanal québécois à la conquête de l’Amérique du Nord
Crédit Photo: 1642

Pour la suite, l’entreprise se voit grandir partout en Amérique du Nord avec ses sodas artisanaux.

D’abord, il lui faut élargir les gammes de son produit. Pour l’instant, 1642 ne propose que trois saveurs (cola, gingembre et tonic), mais l’équipe travaille déjà à diversifier son offre avec une nouvelle saveur orange en aout.

Ensuite, il faut progresser doucement mais surement dans tout le Canada.

«C’est un marathon, pas un 100 mètres», déclare Bastien.

Prochaine province visée, l’Ontario.

«Dans trois, quatre ans, on veut être les premiers producteurs de sodas artisanaux au Canada», dit Bastien avec assurance.

Il faut dire que des 9000 premières bouteilles produites en 2015, on en est à plus de 500 000 par année aujourd’hui.

Leur soda artisanal pourrait donc bien conquérir le continent. En attendant, 1642 rafraichira les Québécois cet été.

 

 

Suivez-nous sur
les réseaux sociaux